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Canicule record – Plus de 50°C relevés au Sahara occidental ; 19 villes marocaines au-dessus des 40°C

Canicule record – Plus de 50°C relevés au Sahara occidental ; 19 villes marocaines au-dessus des 40°C

La planète vient de vivre un nouvel épisode caniculaire extrême qui interpelle une fois de plus sur la réalité du changement climatique et son impact direct, notamment sur le continent africain. Ce dimanche, le thermomètre a atteint des sommets inédits dans une ville du Sahara occidental, flirtant avec un record absolu pour le mois d’août, avec près de 50°C relevés. Dans toute la région, les températures étaient supérieures de 3 à 13°C aux normales saisonnières, selon les relevés du service météorologique national du Maroc. Au total, ce sont 19 villes marocaines qui ont enregistré des chaleurs exceptionnelles, plusieurs dépassant les 40°C, exacerbant la sécheresse, la pression sur les ressources hydriques et les risques sanitaires pour les populations.

Cette vague de chaleur a été ressentie de manière aiguë, notamment dans les centres urbains de Laâyoune, Dakhla et Smara, où les infrastructures électriques et de santé ont été mises à rude épreuve. Les réseaux sociaux ont rapidement relayé des images de climatiseurs en surchauffe et de températures affichées sur les panneaux lumineux, certains dépassant largement les 46°C. Les autorités marocaines ont émis une alerte rouge, incitant les habitants à limiter les déplacements, à s’hydrater régulièrement et à prêter une attention accrue aux personnes vulnérables : personnes âgées, enfants, et malades chroniques.

Des conséquences sanitaires immédiates se font ressentir. Les hôpitaux du sud marocain ont signalé une hausse marquée des admissions pour coups de chaleur et déshydratation. « Nous n’avions jamais vu autant de malaises liés à la chaleur en 48 heures, surtout parmi les ouvriers du BTP et les personnes sans abri », rapporte une infirmière de Laâyoune.

Sur le plan agricole, cette vague de chaleur compromet la saison des récoltes. Les agriculteurs alertent sur le stress hydrique subi par les cultures de pastèques, tomates et olives, essentielles pour les marchés locaux comme à l’exportation.

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La canicule touche également l’environnement immédiat, aggravant le risque d’incendies de forêts dans une région déjà hautement inflammable en cette période de l’année. Les experts s’inquiètent de voir ces épisodes extrêmes devenir plus fréquents et plus intenses au fil des ans. À Rabat, l’Institut national de la météorologie rappelle que le Maroc, classé parmi les 30 pays les plus vulnérables au réchauffement climatique, doit accélérer l’adaptation de ses politiques publiques pour renforcer la résilience des populations. Selon les projections du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la fréquence et l’intensité des canicules devraient continuer à augmenter dans le bassin méditerranéen.

Au-delà du Maroc, la vague de chaleur affecte également le Sahara occidental, renforçant la précarité dans cette région déjà marquée par des tensions géopolitiques et des difficultés d’accès à l’eau potable. Les organismes humanitaires tirent la sonnette d’alarme pour les communautés nomades et les camps de réfugiés qui souffrent des conditions extrêmes, avec des risques d’insécurité alimentaire et de propagation de maladies liées à l’eau contaminée.

Face à cette situation, le gouvernement marocain a réitéré son appel à la collaboration régionale pour lutter contre les effets du dérèglement climatique, plaidant pour une mutualisation des ressources et des solutions adaptées aux spécificités locales : renforcement des réseaux d’irrigation, développement de variétés agricoles résistantes à la sécheresse, et modernisation des infrastructures sanitaires.

Sous l’œil attentif de la communauté internationale, cette canicule historique au Sahara occidental et au Maroc envoie un signal d’alarme : l’urgence climatique n’est plus une question de projections, mais de réalités vécues, avec des impacts directs sur la sécurité, la santé, l’économie et la stabilité sociale de toute une région.

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