Révolution IA : Foxconn transforme ses usines japonaises pour produire des serveurs de nouvelle génération
Le Japon, nouvel épicentre de la puissance de calcul mondiale
Le géant taïwanais Foxconn vient de franchir une étape historique dans sa mutation industrielle. Ce 8 février 2026, le groupe a officiellement lancé la production de masse de serveurs d'intelligence artificielle (IA) dans son usine de Kameyama, rachetée à Sharp. Cette décision marque la fin de l'ère où le Japon n'était qu'un assembleur d'électronique grand public. Aujourd'hui, l'archipel devient le centre névralgique de l'infrastructure physique qui fait tourner les modèles d'IA les plus avancés au monde, comme ceux d'OpenAI ou de Google DeepMind.
L'intégration verticale : Le secret de la domination de Foxconn
Pourquoi le Japon ? La réponse réside dans la proximité avec les fabricants de composants de précision et la stabilité politique qu'offre Tokyo face aux tensions croissantes dans le détroit de Taïwan. Foxconn ne se contente plus de fabriquer des iPhones ; il contrôle désormais 40 % du marché mondial des serveurs IA. En produisant les racks NVIDIA GB300 — des monstres de puissance capables de traiter des quadrillions d'opérations par seconde — Foxconn s'assure une place de partenaire indispensable pour les Big Tech américaines. Cette usine de Kameyama est entièrement automatisée, pilotée par une IA "maison" qui optimise la chaîne logistique en temps réel, réduisant les défauts de fabrication à des niveaux quasi nuls.

Un enjeu de souveraineté pour l'Asie et l'Occident
L'investissement de Foxconn au Japon est également un signal fort envoyé à la Chine. Dans un monde où la puissance de calcul est devenue le nouvel or noir, sécuriser la chaîne d'approvisionnement des serveurs est une priorité absolue. Le gouvernement japonais, via son plan de relance "Tech 2026", soutient massivement ces installations pour garantir que l'Asie reste le moteur de la révolution numérique. Pour Omondo.info, cette transformation de Foxconn illustre parfaitement la transition d'une économie de consommation vers une économie d'infrastructure critique.
