Procès historique à Los Angeles : Meta et Google face à l’addiction numérique des mineurs
La Silicon Valley sur le banc des accusés
C'est le "procès du siècle" pour l'industrie du numérique. À Los Angeles, une action collective regroupant des milliers de familles et des centaines de districts scolaires accuse Meta (Instagram, Facebook) et Google (YouTube) d'avoir sciemment conçu des algorithmes addictifs nuisibles à la santé mentale des enfants. Ce 12 février 2026, les premiers témoignages d'ingénieurs "lanceurs d'alerte" font état de documents internes prouvant que la captation de l'attention des mineurs était une priorité commerciale, malgré les risques connus de dépression et d'anxiété.
Les preuves scientifiques au cœur des débats
Le tribunal examine des rapports neurologiques montrant l'impact des "likes" et du défilement infini sur le développement du cerveau adolescent.
- Design Persuasif : L'accusation démontre comment les notifications nocturnes ont dégradé le sommeil et les performances scolaires de toute une génération.
- Responsabilité Éditoriale : Le débat porte sur le statut des plateformes : sont-elles de simples hébergeurs ou des éditeurs responsables des contenus que leurs algorithmes poussent activement ?

Vers une régulation mondiale
Quelle que soit l'issue du procès, les conséquences sont déjà mondiales. L'Union Européenne envisage déjà de renforcer son Digital Services Act (DSA) pour inclure des interdictions strictes sur certains mécanismes de jeu (gamification) dans les applications destinées aux mineurs. OMONDO.INFO note que ce procès pourrait marquer la fin de l'autorégulation pour les géants de la Tech.
