IA et Éducation : La Journée Internationale 2026 sous le signe de l'hybridation
L'école du futur est déjà là
Ce 24 janvier 2026, la Journée Internationale de l’Éducation est placée sous un thème audacieux : "L'Intelligence Artificielle au service de l'inclusion". L'UNESCO tire la sonnette d'alarme : si l'IA peut révolutionner l'apprentissage personnalisé, elle risque aussi de creuser une fracture numérique abyssale entre les nations développées et le reste du monde. En France, l'introduction de tuteurs IA dans les classes de primaire suscite autant de fascination que de craintes chez les enseignants.
Personnalisation contre déshumanisation
L'avantage de l'IA réside dans l'apprentissage adaptatif (adaptive learning). Chaque élève progresse à son rythme, l'algorithme identifiant instantanément les lacunes pour proposer des exercices ciblés. Mais cette efficacité technique ne doit pas masquer le besoin vital d'interaction humaine. "L'IA est un outil, pas un maître", rappelle l'UNESCO. Le défi pour 2026 est de former les professeurs à devenir des "pilotes d'IA", capables d'utiliser la donnée pour mieux accompagner les élèves en difficulté, sans perdre l'essence émotionnelle de la pédagogie.

Le risque d'une éducation à deux vitesses
Le grand danger de cette année 2026 reste la "privatisation du savoir". Les outils les plus performants appartiennent à des géants technologiques. Si l'accès à ces IA devient payant ou conditionné, l'égalité des chances volera en éclats. La communauté internationale appelle à la création d'un "Bien Commun de l'IA Éducative", garantissant à chaque enfant, de Paris à Kinshasa, le droit à une éducation de haute technologie.
