Google investit 5 milliards de livres au Royaume-Uni dans l'IA et les datacenters
À la veille de la visite d'État de Donald Trump au Royaume-Uni, Google a annoncé un investissement historique de 5 milliards de livres sterling, soit près de 5,8 milliards d'euros, dans le pays. Cette décision majeure vise à renforcer ses capacités en matière d'intelligence artificielle (IA) et de stockage de données, dans un contexte de compétition mondiale féroce pour le leadership technologique.
Un signal stratégique à Londres
Le géant américain compte installer un nouveau centre de données et renforcer ses structures de recherche en IA. Pour Londres, c'est un geste politique fort : attirer les géants de la tech malgré le Brexit et maintenir une place centrale dans la carte mondiale de l'innovation. L'annonce intervient alors que le Royaume-Uni cherche de nouveaux leviers économiques face au ralentissement de la croissance.
Le rôle central de l'IA dans la rivalité technologique
Cet investissement s'inscrit dans la course internationale à l'intelligence artificielle. Les États-Unis, la Chine et l'Union européenne s'affrontent pour développer les infrastructures les plus compétitives. L'arrivée de Google conforte le Royaume-Uni comme hub anglophone stratégique et partenaire clé de Washington sur la souveraineté numérique.

L'enjeu géopolitique face à la visite de Trump
La concomitance de l'annonce avec l'arrivée du président Trump souligne la dimension politique de l'investissement. Officiellement, Google insiste sur des « motifs industriels et scientifiques ». Officiellement, le timing illustre le rapprochement Washington-Londres et l'influence économique américaine sur l'Europe post-Brexit.
Vers une redistribution mondiale des données
Avec ce projet, Google consolide son contrôle mondial sur les infrastructures numériques. Les critiques soulignent le risque d'une dépendance européenne à des acteurs privés étrangers pour la gestion des données stratégiques. Les experts rappellent que maîtriser les « clouds » et les fermes de serveurs, c'est contrôler la prochaine révolution industrielle.
