Finance Mondiale : Pourquoi la Banque du Japon (BoJ) maintient ses taux en 2026
La fin définitive de l'ère des taux négatifs
La Banque du Japon (BoJ) a confirmé ce matin le maintien de sa politique de normalisation monétaire, avec des taux d'intérêt qui continuent de s'éloigner du zéro historique. En ce début d'année 2026, le Japon assume son nouveau statut d'économie à inflation modérée (2,5 %), tournant définitivement la page de trois décennies de déflation. Cette décision a des répercussions immédiates sur les flux de capitaux mondiaux, car le Japon n'est plus le "distributeur de liquidités gratuites" de la planète.
Le rapatriement des capitaux nippons : Un séisme pour l'Occident
La remontée des rendements obligataires au Japon incite les investisseurs institutionnels nippons à rapatrier leurs fonds massifs, jusqu'alors placés dans les dettes souveraines américaines et européennes. Ce mouvement exerce une pression à la hausse sur les taux longs mondiaux, rendant le financement de la dette française ou italienne plus onéreux. Pour Tokyo, l'enjeu est de stabiliser le Yen sans étouffer la consommation intérieure.

Un équilibre fragile pour l'économie asiatique
Si le Japon réussit sa sortie de crise, il doit surveiller l'essoufflement de son voisin chinois. En 2026, la BoJ doit naviguer à vue entre une inflation domestique maîtrisée et un ralentissement du commerce régional. Pour les marchés financiers, le Japon est redevenu une variable imprévisible, capable de provoquer des vagues de volatilité sur les devises à chaque réunion de son comité monétaire.
