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Un sursis pour l'accord céréalier conclu entre Russes et Ukrainiens

L'accord céréalier entre la Russie et l'Ukraine, sous l'égide de la Turquie et de l'ONU a été prolongé de deux mois. C'est ce qu'a indiqué hier mercredi 17 mai le président turc Recep Tayyip Erdogan. Signé en juillet 2022, il a déjà été reconduit en mars dernier. Cet accord permet notamment à l'Ukraine d'exporter son blé via la mer noire, mais aussi à la Russie de faire souffler le chaud et le froid sur les cours des céréales dans le monde. C'est une bonne nouvelle pour les Ukrainiens qui, grâce à cet accord, ont pu exporter 30 millions de tonnes de céréales lors des dix derniers mois et vont pouvoir continuer de le faire. La prolongation de cet accord est une bonne nouvelle pour les Russes également : ce sont eux qui font monter les enchères et la pression autour du sujet, mais eux aussi vont pouvoir continuer de vendre leur blé et leurs engrais. On est un peu dans un psychodrame de façade de la part des Russes dans cette affaire, et cela, pour deux raisons principales. Primo, la Russie a besoin de vendre son blé, ses céréales et ses engrais. Bloquer le marché n'est pas neutre pour son économie. Secondo, ses amis sont en Afrique et en Amérique du Sud. Faire monter les prix revient à déstabiliser les pays pauvres qui la soutiennent et à fragiliser leurs leaders politiques qui lui apportent des voix. Ce n'est pas non plus dans son intérêt. Pour rappel Moscou est le troisième pays producteur de blé dans le monde, l'Ukraine occupe la huitième place et à eux deux, ces pays représentent 30% de la production mondiale. Mais, les besoins sont énormes.

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