Trois syndicats majoritaires lancent un appel à la grève à la SNCF le 18 septembre
Le paysage social français s’annonce particulièrement tendu pour ce mois de septembre 2025. Trois syndicats majeurs, représentant ensemble 70% des voix lors des dernières élections professionnelles à la SNCF, ont lancé un appel à la grève nationale pour le 18 septembre. Cette mobilisation pourrait perturber fortement le trafic ferroviaire et s’inscrit dans un contexte de tensions sociales accrues dans plusieurs secteurs publics et privés.
Un front syndical unifié
La CGT-Cheminots, l’Unsa Ferroviaire et la CFDT Cheminots ont officialisé conjointement cette date de mobilisation, exhortant « toutes les cheminotes et tous les cheminots à se mobiliser massivement ». Cette unité syndicale rare témoigne de la gravité des revendications et de la volonté d’affirmer un rapport de forces face à la direction de l’entreprise et au gouvernement.
Les revendications principales
Les principales revendications portent sur la défense du statut ferroviaire, la revalorisation des salaires, la garantie de l’emploi dans un contexte de réorganisation et de projets de privatisation partielle, ainsi que l’amélioration des conditions de travail. Les cheminots dénoncent également la politique d’ouverture à la concurrence et l’augmentation des cadences, qu’ils jugent dangereuses et dégradantes pour la sécurité.

Un climat social tendu
Depuis plusieurs mois, la SNCF est le théâtre de multiples arrêts de travail ponctuels. La direction, de son côté, a multiplié les propositions d’évolutions statutaires accompagnées d’augmentations salariales, sans pour autant calmer les mécontentements. Ce bras de fer s’inscrit dans un contexte plus large de contestation vis-à-vis des réformes sociales engagées par le gouvernement.
Impact probable sur le transport
Une grève d’une journée pourrait entraîner d’importantes perturbations, notamment dans les grandes agglomérations et sur les lignes nationales. La SNCF a annoncé la mise en place de plans de transport minimal, incitant les usagers à anticiper leurs déplacements. Le gouvernement appelle lui au dialogue social mais refuse de céder sur les principes de réforme nécessaires à la modernisation de la compagnie.
Enjeux politiques
Cette mobilisation constitue un nouveau test pour le pouvoir politique, confronté à une opinion publique souvent divisée entre soutien à la réforme et empathie pour les cheminots. Le résultat de cette grève, en termes de participation et de nuisance, influencera sans doute le calendrier et la politique sociale des prochains mois.
Perspectives
Les syndicats laissent la porte ouverte à une prolongation ou à une intensification du mouvement si les négociations n’aboutissent pas rapidement. La rentrée sociale pourrait ainsi s’emballer, avec des répercussions possibles pour l’ensemble des services publics.
