Sud-Liban : L'impossible retrait d'Israël et l'échec du cessez-le-feu de 2024
Beyrouth, 18 février 2026. Malgré la visite du président allemand Frank-Walter Steinmeier à Beyrouth hier pour sauver l'accord de paix, la situation au Sud-Liban s'envenime. L'armée israélienne (Tsahal) a annoncé qu'elle maintiendrait sa présence sur cinq points hauts stratégiques, bloquant de facto le retour à la normale.
Les "Violations de sécurité" invoquées par Tsahal
L'état-major israélien justifie ce maintien par des tentatives répétées du Hezbollah de reconstruire des tunnels tactiques près de la Ligne Bleue. Hier encore, une frappe de drone près de Hanin a éliminé un cadre du mouvement chiite. « Nous ne partirons pas tant que la menace n'est pas neutralisée à 100 % », martèle le ministre de la Défense Israël Katz. Cette posture rend la mission de la FINUL (ONU) quasiment impossible, les casques bleus se retrouvant coincés entre deux feux.
120 000 déplacés dans l'impasse
Le drame humain est le grand oublié des chancelleries. Dans les camps de fortune près de Tripoli et de Saïda, 120 000 civils attendent de retrouver leurs terres. Mais avec une économie libanaise en lambeaux et des infrastructures détruites par des mois de bombardements, le retour semble illusoire. Omondo.info a recueilli le témoignage d'Ali, agriculteur à Qannarit : « Ils disent que c'est le cessez-le-feu, mais le ciel gronde toujours. Nos maisons sont des tas de pierres sous pavillon israélien. »
Le rôle de Washington
L'administration Trump, de retour au pouvoir, semble donner carte blanche à Benyamin Netanyahou, rendant les pressions européennes (France et Allemagne) inaudibles sur le terrain.
