Révolution Verte en Chine : Les promesses de neutralité carbone à l’épreuve de 2026
Le premier émetteur mondial peut-il devenir le leader vert ?
En 2026, la Chine est à mi-chemin de son objectif de pic d'émissions de CO2 prévu pour 2030. Le défi est titanesque : Pékin est responsable de près de 30 % des émissions mondiales, mais il est aussi le premier investisseur planétaire dans les énergies propres. Ce 12 février, un nouveau rapport du Politburo souligne que pour la première fois, la capacité installée en solaire et éolien a dépassé celle du charbon dans plusieurs provinces industrielles du littoral.
La dualité de la stratégie chinoise
La stratégie de Xi Jinping repose sur une transition radicale mais contrôlée.
- Domination de la Supply Chain : La Chine contrôle 80 % de la chaîne de production des panneaux solaires et des batteries lithium-ion. Elle n'exporte plus seulement des produits, mais sa norme écologique.
- Le paradoxe du charbon : Pour garantir la sécurité énergétique et éviter les black-out, la Chine continue de construire des centrales à charbon "ultra-critiques", tout en promettant de les fermer dès que le stockage par batterie sera suffisant.
- Nucléaire civil : Avec 20 nouveaux réacteurs en construction, la Chine mise sur l'atome pour stabiliser son mix électrique bas-carbone.

L’impact sur le commerce mondial
La "taxe carbone" aux frontières de l'Europe oblige les industriels chinois à accélérer leur décarbonation pour rester compétitifs. Pour OMONDO.INFO, le véritable enjeu de 2026 n'est plus de savoir si la Chine polluera moins, mais à quel point elle dominera les technologies qui permettront au reste du monde de moins polluer.
