Réforme du travail en France : Le débat sur l'indemnisation des arrêts maladie non professionnels s'enflamme
La Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) pour 2026 introduit des changements majeurs dans la gestion des arrêts de travail. Entre plafonnement des indemnités et contrôles renforcés, le gouvernement cherche à économiser des milliards.
Un cadre législatif plus strict
Depuis le 1er janvier 2026, les règles du jeu ont changé. Le gouvernement a instauré un encadrement inédit de la durée des arrêts de travail. Désormais, une première prescription effectuée en cabinet libéral ne peut excéder un mois sans une justification médicale approfondie. L'objectif est clair : limiter les arrêts de "confort" et réduire le déficit de la branche maladie.

Le plafonnement des indemnités journalières (IJ)
Le calcul des indemnités a également été revu. Le plafond de salaire pris en compte pour le calcul des IJ est désormais maintenu à 1,4 fois le SMIC, limitant de fait les revenus des cadres en arrêt prolongé. Cette mesure, jugée punitive par les syndicats comme la CGT, vise à responsabiliser les entreprises sur la qualité de vie au travail (QVT) pour réduire l'absentéisme.
Vers une systématisation des contrôles
L'Assurance Maladie déploie de nouveaux outils basés sur l'intelligence artificielle pour détecter les "prescriptions atypiques". Les médecins sont désormais tenus de faire figurer le motif de l'arrêt sur les documents destinés au service du contrôle médical, une brèche dans le secret médical selon certains collectifs de soignants.
