Paris-Berlin, Paris-Rome : Pourquoi la "Slow Mobility" conquiert la Génération Z
Le grand retour du voyage romantique et écologique En ce vendredi 23 janvier 2026, les quais de la Gare de l'Est ne désemplissent pas. Le train de nuit Paris-Berlin, relancé avec succès, affiche complet pour les trois prochains mois. Ce qui était perçu comme un mode de transport désuet il y a dix ans est devenu le symbole de la "Slow Mobility" en 2026. Pour la Génération Z, le train de nuit n'est pas seulement un trajet, c'est un acte militant contre l'avion et une nouvelle manière de concevoir le voyage.
Confort et technologie : L'expérience "Hôtel sur Rails" Oubliez les couchettes inconfortables des années 90. Les nouvelles rames exploitées par la SNCF et ses partenaires européens (Nightjet) proposent des cabines "Solo" et "Duo" avec douches privatives, Wi-Fi haut débit et espaces de coworking. « On s'endort à Paris, on se réveille au cœur de Berlin sans le stress des aéroports », témoigne un jeune entrepreneur. OMONDO a testé cette nouvelle offre : le confort est comparable à un hôtel trois étoiles, et l'empreinte carbone est divisée par 10 par rapport à un vol court-courrier. Le train de nuit devient ainsi le bureau mobile par excellence pour les "nomades numériques" de 2026.

Le défi économique de la rentabilité Malgré cet engouement populaire, l'équilibre financier reste précaire. Les coûts de maintenance des voies durant la nuit et la gestion des équipages pèsent lourd sur les opérateurs. Le gouvernement français et l'Union Européenne soutiennent massivement le secteur via des baisses de péages ferroviaires, considérant le rail nocturne comme un pilier de la décarbonation du continent. L'enjeu pour 2026 est l'ouverture de nouvelles lignes vers Madrid et Copenhague. Pour OMONDO, le train de nuit est plus qu'un transport : c'est le trait d'union d'une Europe qui réapprend à prendre son temps pour mieux se connecter.
