Nucléaire iranien : Emmanuel Macron rencontre le président iranien à l'ONU pour relancer les négociations
Le dossier nucléaire iranien, un enjeu des majeurs de la diplomatie mondiale, a pris une nouvelle tournure avec l'annonce faite mardi 23 septembre 2025 par le président français Emmanuel Macron. À l'occasion de l'Assemblée générale des Nations Unies, Macron a confirmé qu'il rencontrerait mercredi le président iranien Massoud Pezeshkian pour tenter de relancer les négociations délicates en vue d'un accord sur le programme nucléaire d'Iran.
Le contexte est tendu. Après la suspension des accords de 2015, le dossier stagne, aggravant les tensions régionales et internationales. L'Iran a repris certaines activités sensibles, tandis que les puissances occidentales ont renforcé les sanctions économiques. Macron, engagé dans une démarche de médiation, cherche à ouvrir un dialogue constructif, qui pourrait éviter une nouvelle escalade militaire et favoriser un cadre diplomatique stable. Cette rencontre à New York se veut un signal fort aux autres parties impliquant, notamment les États-Unis, auxquels la France milite pour un retour « pragmatique » aux discussions.
Sur le plan politique, Emmanuel Macron joue un rôle de facilitateur. Il tente de concilier les exigences sécuritaires des alliés du Golfe et d'Israël avec la nécessité de préserver l'équilibre stratégique au Moyen-Orient. Les négociations doivent porter sur les mécanismes de contrôle stricts sur les activités nucléaires iraniennes, la réintégration de l'Iran dans le système économique international et le respect des droits souverains de l'État iranien.

En coulisses, des sessions techniques entre experts européens, iraniens et américains ont eu lieu en marge des discussions onusiennes. Ces dernières suggèrent de préparer un cadre pour un compromis possible avant la date butoir fixée samedi 27 septembre, où l'éventuelle réactivation des sanctions onusiennes s'annonce comme une menace sur la stabilité globale.
Le président iranien Massoud Pezeshkian est attendu sur une position ferme, soulignant le droit de son pays à développer sa technologie nucléaire civile, et dénonçant ce qu'il qualifie d'ingérence étrangère. Néanmoins, la volonté d'éviter un isolement international complet et de relancer l'économie fragilisée pousse Téhéran à négocier, dans un climat chargé d'incertitudes.
Cette rencontre intervient par ailleurs dans un contexte géopolitique plus large, où le Moyen-Orient est confronté à de multiples crises (guerre en Ukraine, tensions en Mer Rouge, conflits syriens et yéménite). Un accord sur le nucléaire iranien représente un pas significatif vers une stabilisation régionale et un cadre plus serein pour les négociations internationales futures.
