Madagascar : l’armée et la génération Z renversent le pouvoir d’Andry Rajoelina
Chapeau
La crise politique à Madagascar atteint un tournant majeur avec le coup d’État militaire appuyé par la mobilisation massive de la jeunesse. Le président Andry Rajoelina est contraint à la fuite, annonçant une nouvelle ère incertaine pour la stabilité du pays.
Introduction
Depuis la fin septembre 2025, une grave crise politique secoue Madagascar. La contestation populaire portée par la génération Z, déçue par les promesses non tenues sur l’emploi et l’éducation, s’est alliée à l’armée pour renverser le chef de l’État. Ce basculement marque un coup d’arrêt à une gouvernance contestée depuis plusieurs années.
Les causes de la révolte
Les jeunes malgaches dénoncent la pauvreté croissante, la corruption et le manque d’accès aux services essentiels. Plusieurs manifestations ont éclaté dans la capitale Antananarivo et dans les provinces, réclamant le départ du président. L’armée, jouant désormais un rôle clé, a pris le contrôle des institutions publiques et a instauré un couvre-feu.

Réactions nationales et internationales
La communauté internationale appelle au calme et à la recherche d’une solution démocratique. La France, ancienne puissance coloniale, se dit prête à soutenir un gouvernement de transition stable. Parallèlement, les risques de violences ethniques et de chaos social suscitent de fortes inquiétudes.
Les enjeux futurs
Cette prise de pouvoir militaire encadrée par la jeunesse pose des questions sur la gouvernance à venir, les réformes politiques et économiques, ainsi que le respect des droits humains. Le pays entre dans une phase de transition délicate.
Chute
Madagascar est à la croisée des chemins entre un changement attendu par la population et les risques d’instabilité prolongée. La mobilisation combinée de l’armée et de la jeunesse pourrait bien définir le visage politique de l’île pour les années à venir.
