Le 10 septembre signe l’union des luttes avec des grèves dans l’industrie et un front social dans l’énergie
Le mouvement social du 10 septembre 2025 prend aussi une dimension industrielle majeure avec plusieurs appels à la grève dans le secteur minier, de la chimie et de l’énergie, illustrant l’union des luttes entre secteurs économiques clés. La fédération Mines-Énergie (FNME) de la CGT, première organisation dans la branche, appelle à « perturber l’ensemble de l’organisation », notamment dans ses territoires stratégiques, tandis que la branche chimie revendique des augmentations salariales importantes et demande l’abandon de certaines mesures envisagées comme restrictives, notamment les franchises médicales et la disparition de jours fériés.
La FNME-CGT, appuyée par plusieurs syndicats mineurs, réunit des dizaines de points de rassemblement répartis dans toute la France. La Fédération vise à mettre en lumière le contexte difficile des salariés confrontés à des conditions de travail jugées de plus en plus précaires, des salaires stagnants ou en dessous du SMIC pour certains niveaux, et une inflation galopante qui grève le pouvoir d’achat.
La branche énergie est particulièrement mobilisée. Avec la hausse récente de la TVA sur l’électricité et le gaz passée à 20%, le coût de la vie énergétique est devenu un marqueur fort de la contestation sociale. Le mouvement réclame également une revalorisation des indemnités d’astreintes et un alignement salarial sur le SMIC à son premier échelon, ainsi qu’une baisse significative de la TVA énergétique.

Ces actions s’inscrivent dans une séquence d’ores et déjà qualifiée de « jonction des conflits », cherchant à créer une dynamique commune dans un front social élargi, incluant transports, santé, commerce, éducation, industrie et énergie. L’objectif proclamé est clair : provoquer un blocage effectif capable de forcer le pouvoir politique à revoir sa copie en matière de politique économique et sociale.
D’un point de vue opérationnel, ces grèves dans l’industrie risquent d’impacter fortement la production locale, la distribution d’électricité ainsi que les infrastructures énergétiques critiques. Des difficultés d’approvisionnement pourraient s’en suivre, nourrissant les inquiétudes sur la gestion des services essentiels dans les semaines à venir.
À terme, ce mouvement témoigne d’une forte contestation des choix gouvernementaux en cours, mais aussi d’une remise en cause plus large du modèle social français et de la capacité du gouvernement à gérer les crises socio-économiques.
