La "Route Polaire de la Silk" : L’alliance Russie-Chine redéfinit le Grand Nord
MOURMANSK / PÉKIN – En ce 20 février 2026, le silence glacé de l'Arctique est rompu par le fracas des brise-glaces de nouvelle génération. La Russie vient d'officialiser l'ouverture de ses expéditions polaires à des investissements chinois massifs, marquant un tournant géopolitique majeur. Ce projet, surnommé la "Route de la Soie sur Glace", n'est plus une simple ambition diplomatique, mais une réalité infrastructurelle financée à hauteur de plusieurs milliards d'euros.
L’infrastructure au cœur du Grand Jeu
Le cœur du projet repose sur la construction d'une ligne ferroviaire stratégique reliant Mourmansk, le port arctique russe libre de glaces, à Bander-Abbas en Iran. Cette connexion permettrait à la Chine d'accéder directement au golfe Persique et à l'océan Indien via le toit du monde. Pour OMONDO.INFO, cette alliance transforme la recherche scientifique chinoise en une véritable "technologie politique", marquant une territorialisation de l'Arctique par la science et l'ingénierie.

Enjeux environnementaux et commerciaux
Alors que la fonte des glaces s'accélère, cette route réduit le temps de trajet entre l'Asie et l'Europe de deux semaines par rapport au canal de Suez. Cependant, cette expansion industrielle menace les objectifs de neutralité carbone européens. La Russie et la Chine parient sur une exploitation à l'année, défiant les écosystèmes fragiles. Ce "Livre Blanc" polaire publié par Pékin confirme son intention de devenir une "grande puissance polaire", quitte à bousculer la gouvernance traditionnelle du Conseil de l'Arctique.
