La Rive Gauche sonne le grand retour de la pellicule 70mm
PARIS, FRANCE — Contre toute attente, l'ère du tout-numérique connaît un coup d'arrêt esthétique. Ce samedi 17 janvier 2026, trois salles historiques du Quartier Latin rouvrent leurs portes avec des projecteurs 70mm flambant neufs. Ce retour à la pellicule argentique n'est pas une simple nostalgie, mais une quête de la "matière image" par une nouvelle génération de cinéastes et de cinéphiles.
La texture contre le pixel
Les spectateurs, saturés d'images lisses et ultra-définies de l'IA, redécouvrent le grain, la profondeur de champ et la colorimétrie unique du film chimique. "Le 70mm offre une expérience immersive que le numérique ne peut égaler ; c'est une respiration visuelle", explique le directeur de la Cinémathèque. Ce mouvement, soutenu par de grands réalisateurs internationaux, fait de Paris le bastion mondial du "Cinéma Organique".

Un modèle économique de l'exception
Si le coût de projection est plus élevé, le public répond présent : les séances affichent complet. Les salles parisiennes transforment la projection en événement sacré, avec des entractes et des présentations par des critiques. En 2026, aller au cinéma sur la Rive Gauche redevient un acte de résistance culturelle face aux plateformes de streaming, privilégiant la qualité de l'expérience collective sur la quantité des contenus consommés.
