L’Europe, Force de Pensée et Puissance Morale
L'Europe ne peut être un simple marché sous un parapluie En 2026, l'Europe se trouve à la croisée des chemins. Trop longtemps, elle s'est rêvée en "grande Suisse", havre de paix prospère à l'abri des tempêtes. La réalité de la guerre aux marches de l'Union a brisé cette illusion. Mais le risque actuel est de tomber dans l'excès inverse : devenir une simple puissance militaire réactive, oubliant son identité profonde. L'Europe doit être une « puissance de pensée ».
La Morale comme bouclier stratégique Face aux "Géants de la violence" (ces puissances qui ne reconnaissent que le rapport de force), l'Europe possède une arme singulière : son héritage humaniste. En 2026, la supériorité morale n'est pas une faiblesse, c'est un levier géopolitique. En régulant l'IA avant les autres, en défendant les droits de l'homme là où ils sont bafoués, l'Europe propose un modèle alternatif à la brutalité des blocs. C'est ce que j'appelle la "Diplomatie de l'Esprit".

L'Autonomie Strategique : Un acte de volonté L'autonomie ne se décrète pas, elle se construit par la cohérence. En 2026, l'Europe commence enfin à unifier son industrie de défense, mais elle doit surtout unifier son récit. Pourquoi nous battons-nous ? Pour un territoire ? Non, pour une certaine idée de la liberté. L'Europe de la pensée doit précéder l'Europe des armes pour que ces dernières aient un sens.
