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L’attaque des ADF en RDC fait au moins 71 morts

L’attaque des ADF en RDC fait au moins 71 morts

Une nouvelle tragédie au Nord-Kivu

La République démocratique du Congo (RDC) a de nouveau été frappée par la violence meurtrière des rebelles ADF (Forces démocratiques alliées). Selon un bilan officiel publié mardi, au moins 71 personnes ont été tuées dans une attaque menée contre plusieurs villages situés dans la province instable du Nord-Kivu.

Les assaillants, lourdement armés, ont encerclé les zones rurales durant la nuit, incendiant maisons et récoltes, et massacrant les habitants à l’arme blanche et au fusil automatique.

Qui sont les ADF ?

Originaires d’Ouganda voisin, les ADF se sont installés durablement dans l’est de la RDC depuis les années 1990. Ce groupe rebelle, initialement islamiste, s’est progressivement affilié à Daech et revendique aujourd’hui une partie de ses actions sous la bannière de l’État islamique en Afrique centrale (ISCAP).

Leur violence récurrente cible les populations civiles afin de semer la terreur et témoigner de leur contrôle territorial dans une zone riche en ressources naturelles mais abandonnée par l’État.

Une population à bout

Pour les habitants du Nord-Kivu, cette attaque n’est malheureusement pas un événement isolé. En 2024 déjà, plusieurs massacres similaires avaient fait des centaines de morts. Les témoignages recueillis localement décrivent des scènes d’horreur : familles décimées, enfants exécutés, villages entièrement réduits en cendres.

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Les survivants fuient massivement vers les camps déjà saturés de déplacés internes autour de Beni et Goma.

L’armée en difficulté

Malgré le déploiement de troupes congolaises et l’appui ponctuel de la force régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est, l’armée nationale peine à contenir les ADF. Les rebelles exploitent la forêt dense et les reliefs montagneux pour mener des attaques rapides et se replier ensuite dans des zones difficiles d’accès.

Les ONG accusent les autorités congolaises de passivité et de corruption, aggravant le sentiment d’abandon des populations.

Réactions internationales

Les Nations unies ont condamné ce massacre et appelé à un renforcement de la mission onusienne en RDC (MONUSCO), malgré les contestations locales sur son efficacité. L’Union africaine et la France ont également exprimé leur préoccupation, tout en rappelant la nécessité d’une réponse régionale coordonnée.

Les États-Unis envisagent de placer de nouvelles figures de l’ADF sur leur liste de terroristes recherchés à l’international.

Une crise humanitaire persistante

Au-delà du drame humain immédiat, cette attaque illustre une crise chronique en RDC : près de 7 millions de personnes sont déjà déplacées par les conflits internes, un record pour le continent africain. Le Nord-Kivu, riche en or et en cobalt, reste l’un des foyers les plus inextricables de violence en Afrique centrale.

Face aux massacres répétés, nombreux sont ceux qui doutent de la capacité de l’État congolais à rétablir son autorité dans l’est du pays.

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