Crise de la Pêche : Pourquoi le quota de maquereau menace 1 300 navires français de Boulogne à Saint-Jean-de-Luz
Un Coup de Massue pour les Artisans Pêcheurs
Le cri d'alarme vient des ports : de Boulogne-sur-Mer à Saint-Jean-de-Luz, l'inquiétude grandit. Le dernier conseil des ministres de la Pêche à Bruxelles a tranché en faveur d'une réduction drastique de 40 % des quotas de capture pour le maquereau en Atlantique Nord et dans la Manche. Pour plus de 1 300 navires français, cette décision est synonyme d'arrêt de mort économique.
La Science contre l'Économie
Bruxelles s'appuie sur les rapports alarmants du CIEM (Conseil International pour l'Exploration de la Mer) qui indiquent un effondrement des stocks dû au réchauffement des eaux et à une surpêche persistante dans les zones internationales. Pourtant, les organisations de producteurs dénoncent une approche purement comptable qui ne tient pas compte des efforts déjà fournis par la flotte française. « Nous sommes les variables d'ajustement d'une politique environnementale déconnectée de la réalité des ponts », confie un armateur à Omondo.info.

Conséquences sur la Filière et le Consommateur
Si les chalutiers restent à quai, c'est toute une chaîne de valeur qui s'effondre : criées, mareyeurs, poissonniers et, in fine, le panier de la ménagère. On prévoit une hausse de 25 % du prix du poisson bleu sur les étals d'ici le printemps. L'État français a promis un plan d'accompagnement social, mais les marins réclament avant tout le droit de travailler et une renégociation des accords avec les pays tiers comme la Norvège et le Royaume-Uni.
