COP31 en Turquie : L’Australie et Ankara lancent les préparatifs d’un sommet climatique "Pacifique"
Le suspense sur le lieu de la prochaine grande conférence sur le climat a pris fin. Ce 13 février, les équipes diplomatiques de Turquie et d'Australie ont entamé à Antalya les premières réunions préparatoires pour la COP31. Après une lutte acharnée pour la présidence, un compromis inédit a été trouvé : le sommet se tiendra physiquement en Turquie, à Antalya, mais sous une présidence australienne délocalisée, centrée sur les enjeux vitaux des nations insulaires du Pacifique.
Le défi de l'adaptation pour les nations vulnérables
L'Australie, par la voix de son ministre Chris Bowen, a imposé une condition sine qua non : la COP31 ne doit pas être un simple forum de discussions techniques, mais un levier de financement massif pour le "Mécanisme de résilience du Pacifique". Alors que des archipels comme les Tuvalu voient leurs terres disparaître sous les eaux en ce début d'année 2026, la Turquie s'est engagée à faire d'Antalya le carrefour mondial de l'adaptation climatique.

L’absence des États-Unis et le leadership turc
Un ombre plane toutefois sur ces préparatifs : le désengagement de l'administration Trump vis-à-vis des accords climatiques. En l'absence des USA, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan cherche à s'imposer comme le médiateur entre le Nord et le Sud. OMONDO analyse que ce sommet sera le test ultime pour le multilatéralisme vert : peut-on encore sauver l'Accord de Paris sans la première puissance économique mondiale ?
