Népal en crise majeure : démission du Premier ministre après des émeutes meurtrières à Katmandou
Le Népal sombre dans le chaos politique et social après une série d’émeutes violentes à Katmandou. La répression policière a fait au moins 19 morts, plus de 400 blessés, tandis que le Premier ministre Khadga Prasad Sharma Oli a annoncé sa démission. L’armée a repris le contrôle de la capitale, désormais sous couvre-feu, alors que les manifestants dénoncent la corruption et la censure des réseaux sociaux.
Introduction – Une contestation éclair et profonde
Le mouvement de contestation, qui a réuni des milliers d’étudiants et citoyens, s’est cristallisé autour de la suppression imposée par le gouvernement de 26 plateformes sociales (Facebook, YouTube, WhatsApp, Instagram...), une mesure perçue comme une atteinte aux libertés. À cela s’ajoute la dénonciation généralisée de la corruption des élites politiques, un système moribond qui alimente la colère de la « Génération Z » népalaise.

Chronologie des violences et démissions
Les affrontements ont éclaté le 7 septembre avec des tirs à balles réelles de la police sur les manifestants. Le 8 septembre, des centaines de jeunes, en dépit du couvre-feu, ont incendié le Parlement, attaqué les domiciles de ministres et provoqué une crise de confiance totale. Le Premier ministre, au pouvoir depuis 2015, a remis sa démission le 9 septembre tandis que trois ministres clés ont suivi son exemple.
Prise de contrôle militaire et couvre-feu
Face à l’effondrement de l’ordre public, l’armée a été déployée pour sécuriser Katmandou. Des chars patrouillent dans les rues jonchées de débris, alors que l’aéroport international reste fermé. Le président Ramchandra Paudel appelle au calme et insiste sur la nécessité d’une résolution politique pacifique, sous haute surveillance internationale.
Conséquences à long terme et appels à la réforme
La crise expose des failles profondes dans la gouvernance népalaise et souligne le besoin urgent de renouvellement démocratique. La population réclame un gouvernement d’union et une ouverture politique, sous le regard attentif des pays voisins (Inde, Chine) et des États occidentaux.
Conclusion – Le Népal à la croisée des chemins
Ce bouleversement historique risque de prolonger l’instabilité régionale si la transition politique ne s’engage pas rapidement. La pression pour des réformes démocratiques et sociales majeures est plus forte que jamais.
