Manifestations massives du 18 septembre 2025 : déploiement inédit de forces de l’ordre à Paris et en régions
Le 18 septembre 2025 restera marqué comme une des journées sociales les plus importantes de l’année en France. Les manifestations syndicales, appuyées par une coordination sans précédent entre la CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires, prévoient de réunir entre 30 000 et 60 000 personnes dans la capitale, potentiellement le double des chiffres du 10 septembre. À l’échelle nationale, près de 200 rassemblements sont attendus, de Paris à Marseille, Lyon, Lille, Strasbourg, Toulouse, Nantes, Bordeaux et au-delà.
Cette mobilisation d’importance est alimentée par un profond mécontentement face au projet de loi de finances 2026, que les syndicats qualifient de mesures "brutales et injustes", imposant une rigueur budgétaire perçue comme atteinte aux acquis sociaux.
Un acteur clé dans cette journée est le mouvement "Bloquons tout", qui associe perturbations dans le transport et actions de blocage ciblées, notamment sur le périphérique parisien, considéré comme une artère vitale pour la métropole. Les points de blocage identifiés englobent aussi les autoroutes A1, A3 et A6, et des lieux stratégiques comme le marché de Rungis. Ces actions viseront à désorganiser les flux logistiques et à amplifier la résonance du mouvement social.
Les syndicats majoritaires à la RATP (CGT, FO, Unsa, CFE-CGC) ont appelé à une mobilisation élevée, promettant une journée noire sur le réseau de métro parisien, avec un fonctionnement particulièrement réduit en dehors des heures de pointe. À la SNCF, les syndicats CGT-Cheminots, Unsa-Ferroviaire et CFDT-Cheminots annoncent également une forte participation.

Au total, la France s’apprête donc à vivre une journée parsemée de fortes tensions, caractérisée par une double dimension : une contestation sociale massive appuyée par des décisions syndicales fortes, et une réponse des autorités marquée par un dispositif sécuritaire renforcé.
Les forces de l’ordre ont annoncé un déploiement sans précédent, avec des moyens exceptionnels mobilisés pour assurer le maintien de l’ordre public. Outre la présence d’environ 80 000 agents, 24 blindés Centaure et une dizaine de canons à eau sont déployés à travers le territoire, témoignant de la volonté de prévenir tout débordement important.
Cette journée est donc un test pour le dialogue social et politique en France. La montée des tensions appelle à une réflexion urgente sur les modalités du débat démocratique et sur la recherche d’équilibres entre exigences budgétaires et besoins sociaux.
