Le pays se prépare à une grève du 10 septembre et à des blocages massifs
Une mobilisation annoncée
L’ensemble du territoire français se prépare à une journée de mobilisation hors norme ce mercredi 10 septembre. Plusieurs mouvements syndicaux, collectifs citoyens et groupes informels appellent à une grève générale assortie d’actions de blocages, sous le mot d’ordre « Bloquons tout ».
Les secteurs les plus concernés sont stratégiques : transports, supermarchés, banques, autoroutes. Des actions « péages gratuits » et « caddies gratuits » sont prévues, relayées par des milliers de tracts et messages sur les réseaux sociaux.
Des secteurs économiques déjà en vigilance
Les grandes enseignes de distribution ont renforcé leurs dispositifs de sécurité et anticipé d’éventuelles pertes. Les sociétés d’autoroutes craignent de nouveaux blocages aux barrières de péage, déjà ciblées par des actions similaires par le passé.
Les banques et distributeurs automatiques, mentionnés dans certains tracts, se disent prêtes à affronter des retraits massifs de liquidités organisés par certains collectifs.
À Nice, la moitié des vols a déjà été annulée en prévision, tandis que d’autres aéroports s’attendent à de sérieux retards.
Des autorités en alerte
Le ministère de l’Intérieur a placé les forces de l’ordre en état d’alerte. Le gouvernement craint la multiplication de blocages sauvages et d’occupations de sites sensibles, notamment dans les grandes agglomérations comme Marseille, Lyon ou Paris.
Des préfets ont annoncé des restrictions sur les rassemblements ou proposé des parcours sécurisés pour éviter les débordements.
Un climat social explosif
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte d’exaspération sociale. Hausse du coût de la vie, inquiétudes face aux réformes économiques et défiance vis-à-vis du gouvernement alimentent la colère.
À Lyon, des commerçants ont déjà barricadé leurs boutiques. À Marseille, des AG de militants annoncent une volonté de « paralyser la ville ».
Risque de bascule politique
Au-delà du mouvement en lui-même, les observateurs voient dans cette journée un test pour la capacité du gouvernement Lecornu, fraîchement nommé à Matignon, à gérer les crises. Un dérapage majeur ce mercredi pourrait fragiliser sa position dès son entrée en fonction.
Cette mobilisation du 10 septembre, attendue comme « massive » par les syndicats, pourrait ainsi tracer les lignes d’un automne social tendu et marquer un tournant dans le quinquennat Macron.
