Samuel Eto’o et le football camerounais : Le crépuscule d’une idole ou l’heure du sursaut ?
L’icône face au tribunal des résultats Il fut un temps où le nom de Samuel Eto’o suffisait à faire trembler les filets et à soulever les foules de Douala à Yaoundé. Mais en ce mois de janvier 2026, l’aura du "Grand Neuf" est mise à rude épreuve. Après deux échecs consécutifs — une élimination précoce lors de la Coupe du Monde 2026 et une sortie de route amère lors de la CAN au Maroc — le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) se retrouve à un carrefour décisif de son mandat. Pour Omondo Paris, l’enjeu dépasse le simple cadre sportif : c’est la gestion même du football africain par ses anciennes gloires qui est ici en question.
Un bilan comptable qui interroge Le passage de l'idole aux bureaux de la fédération a été marqué par une volonté farouche de réforme, souvent au prix de tensions extrêmes avec le ministère des Sports et les instances internationales. Si Samuel Eto’o peut se targuer d’avoir professionnalisé le championnat local et attiré des sponsors de renom, les résultats de l’équipe nationale, les Lions Indomptables, ne suivent plus la courbe des ambitions affichées. Pour les supporters, le constat est cruel : la magie ne semble plus opérer. L'analyse d'Omondo souligne une fracture entre une communication ultra-maîtrisée sur les réseaux sociaux et la réalité d'un terrain où le Cameroun semble avoir perdu son statut d'épouvantail continental.

La méthode Eto’o : Entre charisme et autoritarisme Le leadership de Samuel Eto’o ne laisse personne indifférent. Loué pour sa capacité à défendre l'honneur de l'Afrique face au reste du monde, il est aussi critiqué pour un mode de gouvernance jugé parfois trop vertical. Les multiples changements de sélectionneurs et les polémiques récurrentes au sein du vestiaire ont fini par éroder le capital confiance de celui qui se voulait le sauveur du football national. En 2026, la question du "Stop ou Encore" n'est plus un tabou. De nombreuses voix s'élèvent pour demander une transition vers une gestion plus collégiale et moins centrée sur la personnalité d'un seul homme.
Conclusion : L’ultime chance de réinvention Samuel Eto’o a toujours su rebondir durant sa carrière de joueur. Pourra-t-il le faire en tant que dirigeant ? En ce début d'année 2026, le temps presse. Pour Omondo Paris, s'il veut conserver son héritage intact, le président de la FECAFOOT doit prouver qu'il peut transformer sa passion volcanique en une vision stratégique apaisée. Le prochain cycle de qualifications sera son juge de paix.
