L'Affaire du 21 Janvier — Sénégal-Maroc, quand le gazon devient un champ de mines diplomatique
Dakar / Rabat. Ce qui devait être la célébration du football africain s’est transformé, en l’espace de 90 minutes, en une crise diplomatique majeure entre deux piliers de la stabilité continentale. La victoire du Sénégal sur le Maroc (2-1) en finale de la Coupe Intercontinentale du Sud a dépassé le cadre du sport pour devenir le révélateur de tensions géopolitiques sous-jacentes.
L’Analyse du Match : Une domination tactique et un arbitrage suspect
Sur le plan purement sportif, les "Lions de la Teranga" ont fait preuve d'une résilience physique exceptionnelle. Sous la direction de leur sélectionneur, ils ont su neutraliser les couloirs marocains, pivots du jeu de l'Atlas. Le but précoce de Lamine Camara (34e) a forcé le Maroc à se découvrir, menant à un second but sur contre-attaque à la 72e.
C'est à la 89e minute que le basculement s'opère. L'attaquant vedette du Maroc est fauché en pleine surface de réparation. Le stade retient son souffle, les écrans géants montrent un contact indiscutable. Pourtant, l'arbitre central, Monsieur Bakary G., fait signe de jouer. Malgré les appels pressants de la cabine VAR, l'arbitre refuse de consulter l'écran. Ce refus de l'assistance technologique est au cœur du scandale. Pourquoi un arbitre de ce rang ignorerait-il un protocole de sécurité censé garantir l'équité ?

Bakary G. : L'homme au centre des soupçons
Le profil de l'arbitre Bakary G. est désormais scruté par tous les services de renseignement sportif. La CAF a suspendu l'officiel à titre conservatoire ce matin. Les chiffres du match parlent d'eux-mêmes : un ratio de fautes sifflées de 2,4 contre le Maroc pour 1 contre le Sénégal. La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) affirme détenir des preuves de « contacts inappropriés » entre l'entourage de l'arbitre et des intermédiaires financiers basés dans le Golfe quelques jours avant la finale.
Rabat : La réponse du Palais
La réaction marocaine est proportionnelle à l'affront ressenti. Le Maroc, qui investit des milliards dans son Soft Power sportif et ses infrastructures, voit dans cet arbitrage une tentative délibérée de freiner son ascension. Le ministère des Affaires étrangères à Rabat a publié un mémorandum de 15 pages exigeant non seulement des sanctions, mais une relecture des protocoles de la VAR par un comité indépendant de la FIFA. En signe de protestation, le Maroc a annoncé le gel de sa participation aux comités techniques de la CAF jusqu'à nouvel ordre. Ce conflit fragilise l'axe Dakar-Rabat, pourtant essentiel à la coopération sécuritaire au Sahel.
