Dette Africaine : Le FMI débloque 2,5 milliards de dollars pour le Ghana et la Zambie : quelles contreparties ?
Un bol d'air financier sous conditions strictes
Le Fonds Monétaire International (FMI) a annoncé le déblocage d'une tranche de 2,5 milliards de dollars destinée à soutenir les programmes de réajustement structurel du Ghana et de la Zambie. Ces deux nations, emblématiques des difficultés de gestion de la dette post-pandémie, sont désormais sous une surveillance accrue des institutions de Bretton Woods.
Les réformes exigées : Fiscalité et lutte contre la corruption

En échange de ces fonds, Accra et Lusaka se sont engagés sur trois points non négociables :
- L'élargissement de l'assiette fiscale : Une numérisation forcée des collectes de taxes.
- La réduction des subventions énergétiques : Une mesure impopulaire qui risque de raviver les tensions sociales.
- Transparence sur la dette bilatérale : Notamment envers les créanciers chinois, point de friction majeur avec le FMI.
Quel impact pour les populations locales ?
Si ces prêts stabilisent la monnaie nationale (le Cedi et la Kwacha), l'austérité imposée pèse sur les services publics. L'enjeu pour 2026 sera de transformer cette stabilisation financière en croissance inclusive, évitant ainsi un nouveau cycle de surendettement.
