Zelensky à Berlin pour une visioconférence cruciale avec Trump avant le sommet Alaska
Vers un nouveau virage diplomatique sur le conflit russo-ukrainien
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu ce mercredi à Berlin afin de participer à une visioconférence de haut niveau avec le président américain Donald Trump. Cette rencontre en ligne intervient à seulement 48 heures du sommet stratégique prévu entre Trump et Vladimir Poutine en Alaska, vendredi.
Un rendez-vous préparatoire avant un sommet à haut risque
Selon des sources diplomatiques, l’échange prévu entre Zelensky et Trump devrait porter sur les positions américaines lors de la rencontre avec Poutine. L’Ukraine espère obtenir des garanties fermes du gouvernement américain sur l’intégrité territoriale de son pays, alors que la Russie a consolidé ses positions militaires dans le Donbass.
L'objectif affiché de Kyiv est double : empêcher toute concession territoriale lors des discussions bilatérales et renforcer l’appui militaire et économique de Washington.
Un déplacement limité mais symbolique
La venue de Zelensky à Berlin montre la volonté de Berlin de rester un acteur clé dans le dossier ukrainien. Le chancelier allemand Olaf Scholz a prévu un entretien séparé avec le président ukrainien, portant sur l’aide humanitaire et les livraisons d’armes lourdes, alors que l’armée ukrainienne se plaint régulièrement d’un manque de munitions d’artillerie.

L’Europe observe avec inquiétude
Alors que les tensions s’intensifient, plusieurs capitales européennes redoutent que la rencontre entre Trump et Poutine débouche sur un accord bilatéral qui affaiblirait le front occidental. Officiellement, l’UE réaffirme son soutien indéfectible à Kyiv, mais des dissensions internes persistent, notamment avec la Hongrie, plus favorable à un compromis rapide avec Moscou.
Enjeux pour l’Ukraine
Si cette visioconférence pose le décor de la rencontre Alaska, elle pourrait aussi reconfigurer la stratégie de guerre de Kyiv et influencer les négociations futures.
Pour l’Ukraine, chaque geste diplomatique compte : la situation sur le terrain est tendue, avec des offensives russes continues à l’Est et une pression accrue sur le front sud.
