Sommet Ukraine – Trump – Europe : dernières négociations avant un possible cessez-le-feu avec la Russie
Un moment diplomatique décisif
Les capitales occidentales retiennent leur souffle à l’approche du sommet Alaska 2025, prévu dans deux jours entre Donald Trump et Vladimir Poutine, en présence — directement ou par liaison sécurisée — des principaux dirigeants européens et du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
L’objectif officiel : explorer les conditions d’un cessez-le-feu en Ukraine après plus de trois années de guerre, marquées par un coûteux statu quo militaire et un bilan humain considérable.
Un contexte de guerre figé mais meurtrier
Depuis l’échec des contre-offensives ukrainiennes à l’été 2024, la ligne de front dans le Donbass et le sud du pays est figée. Les Russes consolident leurs positions et grignotent localement du terrain, tandis que les Ukrainiens multiplient les opérations de frappe à longue portée contre des dépôts logistiques russes.
L’usure des forces et le coût économique pèsent lourd : Kiev comme Moscou voient l’essoufflement de leurs capacités militaires. C’est dans ce climat que Washington tente une médiation directe.
Le rôle central de Trump
Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche, veut capitaliser sur l’image de faiseur de deals qu’il cultive depuis ses précédents mandats. Pour lui, cette rencontre pourrait marquer un tournant politique, à la fois sur le plan intérieur américain — où il veut afficher un succès diplomatique avant l’hiver — et sur la scène internationale, face à la Chine qui observe de près.
Les attentes européennes
Les capitales de l’UE sont partagées. Certains, comme Paris et Berlin, poussent à un compromis rapide pour épargner des ressources et limiter les risques d’escalade nucléaire. D’autres, comme Varsovie et Vilnius, rappellent que céder trop vite aux exigences de Moscou risquerait de légitimer les annexions et miner la sécurité européenne à long terme.
L’OTAN, en arrière-plan, insiste sur le maintien des engagements de sécurité envers Kiev.
Les conditions russes et ukrainiennes
Aux dernières informations, Moscou exigerait :
- La reconnaissance internationale de ses gains territoriaux dans le Donbass et en Crimée
- Un engagement ukrainien à ne jamais adhérer à l’OTAN
Kiev, de son côté, réclame un retrait militaire russe complet et des garanties de sécurité contraignantes fournies par plusieurs pays garants.

L’opinion publique en jeu
Ces pourparlers se déroulent sous l’œil scrutateur des opinions publiques, fatiguées par la guerre mais sensibles aux questions de souveraineté et d’honneur national. Des manifestations pro-paix comme pro-défense ont lieu en Europe et en Amérique.
Ce qui est en jeu à Alaska
Le sommet pourrait aboutir à trois scénarios :
- Accord-cadre ouvrant à un cessez-le-feu immédiat
- Prolongation des négociations sans accord concret
- Rupture et reprise accrue des hostilités
Dans tous les cas, il sera déterminant pour redéfinir les rapports de force planétaires.
