Alors que la situation au Sénégal est toujours instable avec les manifestations qui éclatent, le président sénégalais Macky Sall s'est exprimé sur sa décision de reporter la présidentielle.
Dans sa première communication depuis le l'annonce du report, le président sénégalais a évoqué les allégations selon lesquelles la décision était inconstitutionnelle et qu'il avait créé une crise constitutionnelle affirmant que le pays aura besoin de plus de temps pour apporter des solutions aux controverses relatives à la disqualification de certains candidats et un conflit entre le pouvoir législatif et le pouvoir.
Au Sénégal, le gouvernement a restreint lundi l'accès à l'internet mobile alors que les leaders de l'opposition et leurs partisans ont appelés à des protestations contre la décision du président sénégalais de reporter sine die l'élection présidentielle préalablement prévue pour le 25 février prochain.
Dans une déclaration récente à la presse sénégalaise, le président Macky Sall a maintenu le suspense quant à la date officielle de la prochaine élection présidentielle, suite au report qu'il avait précédemment décrété. Cette annonce intervient dans un contexte politique tendu, alors que le pays se prépare à un changement de leadership.
Maintien du mandat présidentiel jusqu'à son terme
Macky Sall a affirmé que son mandat à la tête du pays prendrait fin comme prévu le 2 avril, tout en laissant entendre qu'il était peu probable que le nom de son successeur soit connu avant cette échéance. Cette décision soulève des interrogations quant à la gestion de la transition politique et à la stabilité du pays dans les mois à venir.
Introduction
À l’aube des élections présidentielles sénégalaises de 2025, le bilan de Macky Sall est scruté avec attention. Après deux mandats marqués par des avancées économiques mais aussi par des critiques sur la gouvernance et la liberté d’expression, le président sortant fait face à une opposition renforcée et à une jeunesse impatiente de changement. Quel héritage laisse-t-il et quelles sont les perspectives pour le Sénégal ?
1. Un développement économique contrasté
Sous Macky Sall, le Sénégal a connu une croissance moyenne de 6 % par an, portée par des investissements dans les infrastructures, l’énergie et l’agriculture. Le Plan Sénégal Émergent a permis des progrès notables, notamment dans l’accès à l’électricité et les transports. Toutefois, cette croissance peine à se traduire en amélioration significative du niveau de vie pour une large partie de la population.
2. Les critiques sur la gouvernance et les droits humains
La gestion politique de Macky Sall est contestée pour sa tendance autoritaire : restriction de la liberté de la presse, arrestations de militants, et contrôle accru des institutions. Ces dérives fragilisent la démocratie sénégalaise, longtemps perçue comme un modèle en Afrique de l’Ouest.

3. Une opposition en ordre de bataille
Les partis d’opposition, unis autour de figures charismatiques, capitalisent sur le mécontentement populaire. Ils dénoncent la corruption, le népotisme et la gestion économique jugée inégalitaire. La jeunesse, très mobilisée, réclame des réformes profondes et une meilleure prise en compte de ses aspirations.
4. Les enjeux sociaux et sécuritaires
Le Sénégal doit aussi faire face à des défis sociaux majeurs : chômage des jeunes, tensions ethniques dans certaines régions, et menaces terroristes dans le nord. La stabilité politique est donc un enjeu crucial pour le développement du pays.
Conclusion
Le Sénégal est à un tournant historique. Le bilan de Macky Sall est mitigé, entre progrès économiques et dérives politiques. L’avenir dépendra de la capacité du pays à renouveler son leadership et à consolider sa démocratie.
Jeudi 18 août, le principal opposant sénégalais Ousmane Sonko a officialisé sa candidature à la présidentielle de 2024 et a accusé le président Macky Sall et la France de se liguer pour l'empêcher de se présenter. Âgé de 49 ans, Oumane Sonko, chef du parti Pastef, élu maire de Ziguinchor(sud) en janvier avait été troisième à la présidentielle de 2019.
Dans un climat tendu, les députés sénégalais se penchent sur une proposition de loi controversée concernant le report de l'élection présidentielle, une décision annoncée par le président Macky Sall. Ces débats surviennent au lendemain d'affrontements violents entre opposants et forces de l'ordre à Dakar, illustrant les tensions croissantes dans le pays.
Les États-Unis ont estimé le 7 février dernier que le vote du parlement au Sénégal qui approuve le report du scrutin présidentiel et prolonge le mandat du président sortant Macky Sall n'est pas légitime.
L'une de ses réactions les plus importantes et vigilantes d'un grand partenaire quand au vote du report de la présidentielle , et au prolongement du mandat du président Macky Sall par le parlement sénégalais.