Ce samedi 6 août, le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé avoir accordé sa grâce à son prédécesseur et ex rival, Laurent Gbagbo, sous le coup d'une peine de 20 ans de prison dans son pays à la suite de la crise poste-électorale de 2010-2011. Il a en plus déclaré avoir également signé un décret octroyant "la libération conditionnelle" à deux anciennes figures de l'appareil militaire et sécuritaire de Gbagbo. Il s'agit de Vagba Faussignaux, ex-chef de la Marine et du commandant Jean-Noël Abéhi.
La question de l'éligibilité du président Alassane Ouattara à un nouveau mandat suscite de vifs débats en Côte d'Ivoire. Alors que la Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels, certains estiment qu'une nouvelle candidature d'Ouattara serait anticonstitutionnelle.
Débat juridique sur l'interprétation de la Constitution
Les partisans d'Ouattara affirment que l'adoption d'une nouvelle Constitution en 2016 a remis les compteurs à zéro, lui permettant de se représenter. Ses opposants considèrent au contraire que ses deux mandats précédents doivent être pris en compte.
Préparation de la succession
Face à ces incertitudes, le président ivoirien semble préparer sa succession :
- Il a nommé Patrick Achi au poste de Premier ministre en 2021
- Plusieurs ministres sont cités comme potentiels dauphins, notamment Adama Bictogo et Kandia Camara
- Le parti au pouvoir, le RHDP, pourrait désigner son candidat lors d'un congrès
Risques de crise institutionnelle Une nouvelle candidature d'Ouattara ou un passage en force du pouvoir pourraient raviver les tensions politiques dans le pays. L'opposition a déjà prévenu qu'elle s'opposerait à tout "tripatouillage" de la Constitution. Pour préserver la stabilité du pays, un consensus entre les principales forces politiques sur les règles du jeu électoral semble nécessaire. Le dialogue politique entamé en 2022 pourrait offrir un cadre pour apaiser les tensions. La Côte d'Ivoire se trouve ainsi à la croisée des chemins. La gestion de cette transition politique sera cruciale pour l'avenir démocratique du pays et sa stabilité à long terme.
L'ancien ministre de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, rentre en Côte d'Ivoire ce samedi 26 novembre. L'ex-leader des jeunes patriotes était jusque là à la Haye, aux Pays-Bas où il avait été jugé puis acquitté par la Cour pénale internationale pour les violences post-électorales de 2010-2011. Charles Blé Goudé veut un retour en toute sobriété, pour respecter la mémoire de toutes les victimes de la crise dit-il.
En Côte d'Ivoire, le conseil national de sécurité, a observé un "afflux récent" de quelques 8 700 réfugiés venant du Burkina Faso. Les afflux récents de réfugiés concernent les départements de Kong, de Téhini et de Ouangolodougou. Un phénomène qui est toutefois lié aux attaques fréquentes perpétrées par les groupes armés au Burkina. Les réfugiés se sont installés dans le nord et le nord-est de la Côte-d'Ivoire et des dispositions sont entrain d'être prises pour faire face à cet afflux de réfugiés, dans cette zone où des opérations de sécurisation sont toujours en cours.
Ce dimanche 7 août, était jour de fête nationale en Côte d'Ivoire. Le pays a commémoré, a 62 ans de son indépendance avec une grande parade, tout au long de la matinée, des forces de Défense et de Sécurité dans la capitale politique, Yamoussoukro. Les ex-présidents ivoiriens Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo n'ont pas répondu à l'invitation de leur successeur, Alassane Ouattara. Ces derniers avaient pourtant été officiellement invités.
La plus grande mosquée de la Côte d'Ivoire dénommée Mohammed VI et construite à Abidjan est désormais opérationnelle. Elle a été inaugurée en présence d'un parterre d'invités parmi lesquels le roi marocain Mohammed VI. La mosquée dont les travaux ont duré sept ans a été financée par le Maroc. Une réalisation très importante pour le sa majesté Mohammed VI, roi marocain.
La construction de cette mosquée, dorénavant la plus grande de toute la Côte d'Ivoire constitue en effet pour les fidèles ivoiriens, un acte d'amour pour la Côte d'Ivoire, mais surtout un acte de foi et de générosité.
Dans le cadre de la campagne octobre rose, le centre national d'oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), situé à Abidjan, organise durant tout ce mois d'octobre plusieurs activités pour dépister et sensibiliser la population sur le cancer du sein. Une initiative qui vise à lutter contre le cancer du sein. En 2020, la Côte d'Ivoire a enregistré 3 306 nouveaux cas de cancer du sein et 1 785 décès.
En Côte d'Ivoire, les cadres du PDCI-RDA étaient réunis à Daoukro le 29 septembre, le fief d'Henri Konan Bédié pour le 14e bureau politique du parti, afin de préparer le prochain congrès de l'ancien parti unique. Lors de cette réunion, une motion de soutien a réclamé une candidature unique, celle de l'ex-président ivoirien à la tête du parti en vue de la présidentielle de 2025. À travers cette proposition, certains soulignent la cohésion et la solidité du parti. Mais d'autres voix s'élèvent, notamment celle de la jeunesse du parti, qui voient dans cette proposition un déni de démocratie.
Un communiqué publié suite à une concertation censé aborder la situation socio-politique nationale et tenue en présence des cadres du parti des peuples africains de Côte d'Ivoire (PPA-CI) précise que le comité central a décidé que Laurent Gbagbo soit le candidat du parti pour la présidentielle de 2025.
Le document indique que l'ex- président de Côte d'Ivoire accepte d'être le candidat du PPA-CI à l'élection présidentielle de 2025. Un choix du PPA-CI qui doit encore être officialisé au cours d'une convention ou d'un congrès dont la date n'a pas encore été communiqué.
Quatre des accusés arrêtés dans le cadre d'une attaque extrémiste islamique de 2016 ayant fait 19 personnes sur une plage touristique de Côte d'Ivoire ont comparu devant le tribunal mercredi pour faire face à des accusations de meurtre et de terrorisme. La semaine dernière, les autorités avaient publié les noms de 18 accusés dans la tuerie de Grand-Bassam, qui a ensuite été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb Islamique.
Le 30 septembre dernier, selon le Cojep, "les dirigeants ivoiriens ont formellement donné leur OK par écrit", pour que Charles Blé Coudé revienne en Côte d'Ivoire, lit-on dans un communiqué. D'après le parti Conseil pour la justice et l'égalité des peuples, Cojep, l'ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo, est autorisé par le gouvernement ivoirien à retourner au bercail. Amnistié par la CPI, cour pénale internationale, il y a un an et demi, Charles Blé Coudé vit depuis à la Haye, aux Pays-Bas, où il n'arrête de montrer sa faim de rentrer dans son pays d'origine.
Les autorités ivoiriennes restituent ce 8 mars, les corps des victimes de violences commises en mars 2011, au moment de la crise post-électorale de 2010-2011. Trois localités à savoir Guiglo, Blolequin et Toulepleu sont concernés par cette cérémonie, conçue pour marquer un acte de la réconciliation nationale. C'est au total, 47 corps et restes humains de victimes de violences qui doivent être rendus à leurs familles ce mercredi 8 mars. Ces corps avaient été exhumés, pour certains en 2015 puis transférés à Abidjan, pour le besoin des enquêtes sur les différents affrontements qui s'étaient produits au moment de la crise post-électorale.
Après plus de six mois de détention au Mali, les 46 militaires ivoiriens sont de retour dans leur pays. Les soldats ont atterri à l'aéroport Félix Houphouet Boigny à Abidjan, la capitale ivoirienne. Ils ont été accueillis par le président Alassane Ouattara. Au nom du groupe des militaires qui avaient été arrêtés, le lieutenant Adam Kouassi a tenu à exprimer au nom de l'ensemble du groupe leur plus profonde gratitude pour tout ce qui a été entrepris pour leur retour à la maison.
La France a réitéré vendredi 9 décembre son soutien multiforme à la Côte d'Ivoire par la voix de sa ministre des affaires étrangères, Catherine Colonna reçue par le président ivoirien à Abidjan. La sécurité figure en bonne place dans les axes de coopération entre Paris et Abidjan. Paris promet aussi d'accompagner Abidjan sur le plan économique.
Robert Beugré Mambé, gouverneur du district d'Abidjan et ancien patron de la commission électorale indépendante a été nommé premier ministre lundi 16 octobre et devrait former un nouveau gouvernement dans la semaine, à deux ans de la prochaine présidentielle.
À deux ans de la présidentielle de 2025 en côte d'ivoire, l'ancienne première dame Simone Gbagbo lance son parti politique. Seule candidate à la présidence du Mouvement des Générations capables (MGC), Simone Ehivet Gbagbo a été élue à l'unanimité par plusieurs centaines de délégués. Elle marque ainsi une franche rupture politique avec l'ancien président Laurent Gbagbo avec qui elle a fondé le front populaire et ivoirien en 1982 au pouvoir du pays entre 2000 et 2011 et aux côtés de qui elle gouvernera la Côte d'Ivoire pendant dix ans.
La salle des fêtes du Sofitel Hôtel Ivoire d'Abidjan a abrité cette semaine la conférence "partenariat Sud-Sud et triangulaire pour l'élimination de la fistule obstétricale à l'horizon 2030", organisée par le gouvernement ivoirien et ses partenaires le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et l'Agence Coréenne de Coopération Internationale (KOINA). Les échanges ont permis à plusieurs personnalités ivoiriennes et étrangères qui ont effectué le déplacement, de valider la déclaration d'Abidjan, représentant une opportunité de relancer et d'accélérer la lutte contre la fistule obstétricale dans la région ouest et centre africaine.
Conakry, Guinée - Dans la nuit du 17 au 18 décembre, la Guinée a été secouée par une explosion dévastatrice au principal dépôt de carburant de Conakry, entraînant une crise énergétique majeure dans le pays. Face à cette situation critique, la Côte d'Ivoire a généreusement offert son assistance en proposant une livraison mensuelle de 50 millions de litres d'essence à son voisin guinéen.
Alors que la Côte d'Ivoire s'apprête à organiser l'élection présidentielle de 2025, de nombreuses interrogations planent sur l'avenir politique et économique de ce pays clé de l'Afrique de l'Ouest. Le président sortant Alassane Ouattara, 81 ans, soutenu par la France, fait face à une opposition renaissante menée par l'ex-président Laurent Gbagbo, 77 ans, récemment acquitté par la Cour pénale internationale.
Un Paysage Politique Tendu
La perspective d'un retour de Laurent Gbagbo, perçu comme revanchard par certains après la crise post-électorale sanglante de 2010-2011, soulève des inquiétudes au sein des communautés étrangères, notamment le puissant lobby libanais bien implanté depuis des décennies dans le pays. Ces derniers craignent des représailles et une remise en cause de leurs intérêts économiques en cas de changement de régime. Cependant, Gbagbo conserve une popularité indéniable auprès d'une frange de la population, lassée de la mainmise française sur les affaires ivoiriennes et du "coup d'État électoral" de 2010 qui a conduit à l'intervention militaire française, avec le soutien de l'ONU, pour le déloger du pouvoir.
Une Locomotive Économique Fragile
Malgré les tensions politiques, la Côte d'Ivoire reste l'un des moteurs économiques de l'Afrique de l'Ouest, avec une croissance soutenue autour de 7% ces dernières années sous la houlette d'Ouattara. Néanmoins, cette prospérité demeure fragile et dépendante des relations avec ses partenaires occidentaux, notamment la France. Les prochaines élections pourraient donc avoir un impact significatif sur l'environnement des affaires et l'attractivité du pays pour les investisseurs étrangers, en fonction de l'orientation politique du futur gouvernement.
Un Rôle Clé pour la Communauté Internationale
Face à cette situation complexe, la communauté internationale, et en particulier la France, auront un rôle crucial à jouer pour assurer la stabilité et la transition démocratique en Côte d'Ivoire. Paris, déjà empêtré dans d'autres dossiers épineux en Afrique comme la guerre au Sahel et le dossier sensible des Accords d'Évian Successifs (AES) en Algérie, devra faire preuve de diplomatie et d'impartialité pour préserver ses intérêts stratégiques tout en respectant la volonté du peuple ivoirien. Une approche équilibrée, favorisant le dialogue et la réconciliation nationale entre les camps d'Ouattara et de Gbagbo, sera essentielle pour éviter une nouvelle escalade de la violence et permettre à la Côte d'Ivoire de poursuivre sur la voie du développement économique et social.
Guillaume Soro, ancien Premier ministre de la Côte d'Ivoire, a annoncé sur X son intention de rentrer dans son pays natal. En exil depuis 2019, il n'a pas précisé de date pour son éventuel retour. Cette annonce intervient alors que M. Soro est sous le coup d'une condamnation à la prison à perpétuité pour atteinte à la sûreté de l'État.