infanticide près d’Angers, le père mis en examen pour meurtre d’un nourrisson, une tragédie qui bouleverse la région
Introduction
Un drame familial d’une rare violence a bouleversé la région d’Angers. Un père de famille a été mis en examen pour meurtre après la découverte du corps sans vie de son nourrisson, âgé de seulement quelques mois. Cette affaire, qui suscite une profonde émotion dans le Maine-et-Loire, relance le débat sur la prise en charge des familles en détresse et la prévention des passages à l’acte. Retour sur une tragédie qui interroge autant qu’elle révolte.
Les circonstances du drame
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 20 au 21 mai 2025, dans une petite commune située à une vingtaine de kilomètres d’Angers. Selon les premiers éléments de l’enquête, la mère de l’enfant, inquiète de ne pas avoir de nouvelles de son compagnon, a alerté les secours. À leur arrivée, les gendarmes découvrent le corps sans vie du nourrisson, présentant des traces de violences.
Le père, âgé de 34 ans, est rapidement interpellé et placé en garde à vue. Lors de ses premières auditions, il reconnaît partiellement les faits, évoquant un « geste de désespoir » dans un contexte de tensions familiales et de difficultés personnelles.
Une enquête complexe et sensible
Le parquet d’Angers a ouvert une information judiciaire pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans, chef d’accusation particulièrement grave qui expose le mis en cause à la réclusion criminelle à perpétuité. Les enquêteurs s’attachent à reconstituer le déroulé précis des faits et à comprendre les motivations du père.
Des expertises psychiatriques ont été ordonnées pour évaluer l’état mental du suspect au moment du drame. La mère, en état de choc, a été prise en charge par une cellule d’aide psychologique, tout comme les proches de la famille.
Réactions et émotion dans la région
La nouvelle du drame a provoqué une onde de choc dans la commune et au-delà. Les voisins décrivent une famille « sans histoire », récemment installée dans la région. Les élus locaux, bouleversés, ont exprimé leur soutien à la mère et appelé à la solidarité. Une marche blanche a été organisée en mémoire du nourrisson, rassemblant plusieurs centaines de personnes.
Les associations de protection de l’enfance ont rappelé l’importance de la vigilance et de l’accompagnement des familles fragilisées. « Il ne faut jamais banaliser les signes de détresse, ni hésiter à solliciter les services sociaux ou médicaux », insiste la directrice d’une association locale.
Les enjeux de la prévention
Ce drame relance le débat sur la prévention des violences intrafamiliales et la détection des situations à risque. Les professionnels de santé et du secteur social rappellent que les passages à l’acte sont souvent précédés de signaux d’alerte : isolement, dépression, difficultés financières ou relationnelles.
Le département du Maine-et-Loire, déjà confronté à plusieurs affaires similaires ces dernières années, a annoncé le renforcement des dispositifs de soutien aux familles et la création d’une cellule de veille dédiée.

La prise en charge judiciaire et sociale
Le père, mis en examen pour meurtre, a été placé en détention provisoire. Une enquête de voisinage et des auditions approfondies sont en cours pour déterminer s’il existait des antécédents de violence ou des alertes ignorées. La justice devra également statuer sur la responsabilité pénale du mis en cause, en tenant compte des éventuels troubles psychiatriques.
La mère, soutenue par ses proches et les autorités, a exprimé sa volonté de comprendre ce qui a pu conduire à un tel drame, tout en appelant au respect de l’intimité familiale.
Un drame qui interroge la société
Au-delà de l’émotion, ce fait divers pose des questions de fond sur la capacité de la société à protéger les plus vulnérables. Les experts soulignent la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents acteurs (santé, justice, éducation, associations) pour repérer et accompagner les familles en difficulté.
Le gouvernement a réaffirmé son engagement en faveur de la protection de l’enfance et annoncé une série de mesures pour renforcer la prévention et l’accompagnement des familles à risque.
Conclusion
L’infanticide survenu près d’Angers rappelle la fragilité de certaines situations familiales et la nécessité d’une vigilance collective. Si la justice devra établir les responsabilités, il appartient aussi à la société de tout mettre en œuvre pour prévenir de tels drames et soutenir les familles en détresse. Ce drame, qui bouleverse toute une région, doit servir d’électrochoc pour renforcer la protection des plus faibles.
