10 septembre : supermarchés, entrepôts et lycées ciblés, un mouvement social multifacette
Le 10 septembre 2025 a vu une mobilisation massive et diverse en France, où les manifestations « Bloquons tout » ont ciblé non seulement les centres urbains mais aussi les infrastructures clés telles que supermarchés, entrepôts, et établissements scolaires. Cette stratégie vise à amplifier la pression sur les pouvoirs publics tout en montrant l’ampleur et la pluralité des contestations citoyennes.
Introduction – Un mouvement combinant actions citoyennes et revendications sectorielles
La particularité du mouvement « Bloquons tout » est la grande diversité d’acteurs et d’actions. Alors que les manifestations classiques ont eu lieu dans les espaces publics, d’autres formes d’actions ciblées ont été entreprises dans des lieux clefs de l’économie et de la société : points de logistique alimentaire, supermarchés, sites industriels et lycées. Cette tactique vise à toucher les leviers d’approvisionnement et d’éducation pour maximiser l’impact de la contestation.
Supermarchés et entrepôts : une économie fermée
Des dizaines d’entrepôts logistiques, notamment autour de Paris et Lyon, ont vu leur activité ralentie ou bloquée. Les transports de marchandises alimentaires ont été perturbés, suscitant des pénuries ponctuelles dans certains rayons de supermarché. Plusieurs grandes enseignes dénoncent la « prise en otage » de leur activité par un mouvement dont elles reconnaissent toutefois la légitimité sociale.

Lycées : entre grèves et blocages
Le secteur de l’éducation a été particulièrement actif dans la contestation. Selon les syndicats lycéens, plus d’une centaine de lycées ont été perturbés voire bloqués, avec un taux de grévistes estimé à près de 6% parmi les enseignants. À Paris, des établissements renommés ont connu des actions de blocage, tandis que des rassemblements d’étudiants ont eu lieu dans plusieurs métropoles. Ce mouvement jeunesse témoigne d’un ras-le-bol généralisé des nouvelles générations face à la politique publique.
Mobilisation dans les transports et la logistique
Les actions ciblées dans le secteur des transports incluent des « actes de malveillance » sur des lignes ferroviaires, notamment entre Toulouse et Auch, entraînant des perturbations durables. L’impact s’est aussi fait sentir dans les aéroports avec une centaine de vols annulés. Les transports sont un point névralgique de cette contestation, soulignant la volonté d’affecter le fonctionnement quotidien du pays.
Les voix des manifestants et syndicats
De nombreux témoignages attestent de la diversité du mouvement, mêlant jeunes, salariés, retraités, écologistes et professionnels divers. Les syndicats appuient ces actions en les qualifiant de « mesure nécessaire pour faire entendre la colère ». D’autres groupes plus radicaux prônent la poursuite des blocages jusqu’à « la prise de conscience politique » du gouvernement.
Conclusion – Un mouvement large et hétérogène aux formes multiples
Cette journée du 10 septembre confirme que le mouvement social français se renouvelle, combinant actions classiques et tactiques nouvelles pour étendre sa portée. La variété des cibles et des participant·es montre une contestation sociale qui s’ancre durablement, posant un défi majeur au gouvernement Lecornu.
