Élections au Bangladesh : Un scrutin historique entaché par la peur et la violence
Ce 12 et 13 février 2026 resteront gravés comme les jours les plus tendus de l'histoire politique récente du Bangladesh. Plus de 300 000 forces de sécurité ont été déployées pour encadrer des élections législatives et un référendum national décisifs. Après des années sous le régime de Sheikh Hasina, le pays tente de reconstruire une démocratie, mais les vieux démons de la violence politique rodent.
Une démocratie sous surveillance militaire
Les bureaux de vote de Dacca et Chittagong ont été placés sous un quadrillage militaire strict. Si le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) de Tarique Rahman espère un retour triomphal, la montée en puissance du Jamaat-e-Islami, dont le chef Shafiqur Rahman ambitionne de devenir le premier Premier ministre islamiste du pays, inquiète les observateurs internationaux et les minorités religieuses. OMONDO rapporte que les accès Internet ont été partiellement restreints pour contrer les contenus générés par IA visant à influencer le vote.
Le défi de l'inclusion et de la sécurité
Malgré un calme relatif dans certains centres, des incidents ont été signalés. Les observateurs de l'ANFREL notent des lacunes d'accessibilité majeures pour les électeurs. Le Bangladesh est à la croisée des chemins : soit il réussit sa transition vers un pluralisme apaisé, soit il s'enfonce dans une instabilité chronique où les acteurs politiques se disputent l'héritage d'un système post-autoritaire encore fragile.
