Argentine – Javier Milei promet des assouplissements sociaux et proclame que « le pire est passé »
Le président argentin Javier Milei, élu sur une ligne ultralibérale, tente d'apaiser une opinion publique marquée par plusieurs mois d'austérité brutale. Lors d'un discours prononcé à Buenos Aires, il a affirmé que « le pire est passé », annonçant des gestes sociaux en matière de retraites, de santé et d'éducation. Une manière de répondre à la pression populaire et d'éviter un embrasement social.
Un « choc de l'austérité » douloureux mais assumé
Depuis son arrivée au pouvoir, Milei a appliqué ce qu'il appelle une « thérapie de choc économique », marquée par des coupes massives dans les budgets publics, une dévaluation du peso et une libéralisation accélérée. Ces choix ont plongé des millions d'Argentins dans une situation précaire. Le président justifie cette stratégie comme une « purge nécessaire » pour relancer une économie hyperinflationniste.

Une société sous tension
Les syndicats et mouvements sociaux dénoncent une explosion de la pauvreté et des inégalités. Les classes moyennes basculent dans l'insécurité financière, tandis que les quartiers populaires affrontent un record d'inflation sur les denrées alimentaires et l'énergie. Les manifestations se multiplient à Buenos Aires et dans les grandes villes.
Des concessions pour calmer la rue
Face à une contestation croissante, Milei promet désormais de renforcer certains filets sociaux : ajustement partiel des retraites, protection des systèmes de santé publique et programmes éducatifs ciblés. Ces annonces visent à préserver son autorité tout en montrant que son gouvernement n'est pas insensible à la souffrance sociale.
Une bataille politico-économique internationale
Les coûts internationaux et les institutions financières surveillent attentivement la situation. Le FMI, partenaire historique de l'Argentine, salue les efforts de rigueur mais craint un effondrement politique si la contestation devient trop forte. La capacité de Milei à maintenir sa ligne tout en accord avec les marges de respiration sociale sera la clé de son mandat.
