Allemagne : La coalition "Merz-Scholz" face au défi de la réindustrialisation
Le pragmatisme au pouvoir à Berlin
La "République de Berlin" entame un nouveau chapitre. La coalition post-électorale, unissant la droite (CDU/CSU) de Friedrich Merz et les restes de la sociale-démocratie (SPD), dessine une Allemagne plus ferme, tant sur le plan économique que géopolitique. Le slogan du nouveau Chancelier, "La force par la réforme", donne le ton : l'heure n'est plus aux compromis climatiques coûteux, mais à la sauvegarde du Mittelstand (le tissu de PME allemandes).
La fin du tabou nucléaire et le retour du charbon propre ?
Pour stabiliser les prix de l'électricité, Friedrich Merz a déjà évoqué un moratoire sur le démantèlement des dernières infrastructures énergétiques pilotables. Si l'Allemagne reste officiellement sortie du nucléaire, la coalition investit massivement dans la recherche sur la fusion et les SMR (petits réacteurs modulaires), suivant de près l'exemple français. C'est un virage à 180 degrés qui vise à stopper la fuite des industries chimiques et automobiles vers les États-Unis ou la Chine.

Une défense européenne à l'accent allemand
Le fonds spécial de 100 milliards d'euros pour la Bundeswehr est désormais totalement engagé. Berlin ne se contente plus d'acheter américain (F-35) ; la coalition pousse pour une accélération du SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) avec la France. Dans ce nouvel ordre multipolaire, l'Allemagne de 2026 assume enfin son rôle de "nation-cadre" de la défense européenne, quitte à froisser ses voisins par une diplomatie plus musclée.
