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ÉDITORIAL : Choisir entre la Pierre et le Vivant

nous sommes les architectes d'un monde qui nous échappe.

Par Eliza Pineau.

En ce matin du 11 janvier 2026, le monde semble retenir son souffle. À la lecture de ce numéro spécial, vous découvrirez une humanité à la croisée des chemins, tiraillée entre une soif de puissance technologique sans précédent et une fragilité existentielle criante. Des sommets de Davos aux plaines d'Iran, des laboratoires de fusion nucléaire aux pistes endeuillées de Crans-Montana, le constat est le même : nous sommes les architectes d'un monde qui nous échappe.

Dans les pages qui suivent, nos analystes décrivent froidement la montée en puissance d'une "Triade" eurasienne, la fin d'une certaine idée de la diplomatie et l'avènement d'une intelligence artificielle qui redéfinit la valeur même du travail humain. Mais au milieu de ce tumulte de chiffres et de menaces, une question plus profonde demeure : quel héritage souhaitons-nous léguer ?

C’est tout l’enjeu de ce que j’ai appelé le Testament des Greenwood. Ce n'est pas seulement une intrigue romanesque ; c'est le reflet de notre combat actuel. D'un côté, le "Capitalisme de Cimetière" incarné par la figure de Monstroy Stomak, qui ne voit en la Terre qu'un support pour ses pyramides de luxe et ses fantasmes d'immortalité solitaire. De l'autre, le projet EDENA.

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L’EDENA n’est pas une utopie lointaine. C’est une nécessité agronomique, architecturale et spirituelle. C’est le choix délibéré de l’harmonie sur la prédation, du jardin sur le béton, du vivant sur la machine. Alors que la solitude urbaine atteint des sommets alarmants et que les ressources les plus vitales, comme l'eau, deviennent des armes de guerre, nous proposons de reconstruire l'Arche. Une Arche de Noé moderne où la technologie — de la fusion aux mathématiques de Jnay Lastar — est enfin mise au service du soin, et non de la destruction.

Nous ne pouvons plus nous permettre l'inconscience de Tomtom, ce "fou" qui sacrifierait la pureté de Mimie Lastar pour le vrombissement d'une moto XXKL Supra. Ce bolide est le symbole de notre addiction à la vitesse et à l'ego, une fuite en avant qui mène inévitablement au ravin.

En 2026, être idéaliste n'est plus une forme de naïveté. C'est la forme la plus haute du réalisme. Ce numéro d'Omondo est une invitation à refuser le silence blanc de l'indifférence. À travers chaque analyse, chaque portrait, chaque enquête, nous vous appelons à redevenir les gardiens du vivant.

La Terre peut redevenir un Éden. Elle attend simplement que nous ayons le courage de redevenir ses jardiniers.

Bonne lecture,

Eliza Pineau, Bily Coby, Relations Presse.

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