Premier décès lié au virus mpox, inquiétude sanitaire grandissante en Afrique de l’Ouest
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Une première mort officielle due au virus mpox au Ghana
Le 27 juillet 2025, les autorités sanitaires ghanéennes ont confirmé le premier décès lié à une infection par le virus mpox (anciennement variole du singe) sur le territoire national. Ce nouveau décès porte une inquiétude croissante dans toute l’Afrique de l’Ouest, où plusieurs cas avaient déjà été signalés depuis le début de l’année, notamment au Nigeria, au Liberia et au Cameroun.
Le mpox est une zoonose virale qui se manifeste par une forte fièvre et des lésions cutanées caractéristiques, avec une transmission possible entre humains par contact proche. Bien que généralement moins sévère que la variole humaine, le virus peut entraîner des complications graves, notamment chez les personnes immunodéprimées.

L’état de la surveillance médicale et la réponse au Ghana
Face à cette menace sanitaire émergente, le Ghana a renforcé la surveillance épidémiologique dans plusieurs régions où les cas ont été détectés. Le ministère de la Santé a engagé des campagnes d’information pour sensibiliser la population aux mesures de prévention, incluant l’hygiène, la limitation des contacts et le signalement rapide des symptômes.
Par ailleurs, des vaccins antivarioliques adaptés sont en cours d’acheminement dans le pays, grâce à un partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des donateurs internationaux.
Mpox : une menace émergente dans la région
L’Afrique de l’Ouest est désormais considérée comme une zone à risque de propagation du mpox, avec une mondialisation accrue des échanges et une densification démographique. Si le virus était longtemps circonscrit à certaines régions forestières d’Afrique centrale, les cas récents montrent une modification de son profil épidémique.
Les autorités sanitaires appellent donc à une vigilance accrue, des investissements en diagnostic rapide et une coopération transfrontalière renforcée pour tracer et limiter les chaînes de contamination.
Une lecture sanitaire globale
Le premier décès enregistré au Ghana illustre aussi les faiblesses des systèmes de santé dans la région face aux épidémies émergentes. Les problèmes d’accès aux soins, de formation des personnels et d’équipement hospitalier sont des défis quotidiens. Le mpox s’ajoute ainsi à une liste déjà longue de menaces sanitaires dont la gestion demande une mobilisation internationale.
Les experts recommandent une stratégie globale intégrant vaccination ciblée, recherches scientifiques sur le virus, et campagnes éducatives.

Quelle prévention pour les populations à risque ?
L’OMS souligne que les populations les plus exposées sont les communautés vivant à proximité de la faune sauvage, les personnes immunodéprimées et les personnels soignants. La sensibilisation passe aussi par le renforcement des capacités des centres de santé et l’implication des leaders communautaires.
Le Ghana se veut exemplaire dans sa réponse rapide, souhaitant limiter la diffusion dans les grandes villes et les zones rurales, où l’accès aux soins est parfois précaire.
Conclusion : Complexité d’une action sanitaire face aux nouvelles épidémies
Le décès lié au virus mpox marque un tournant dans la gestion sanitaire au Ghana et dans la sous-région. L’ampleur des efforts déployés dans les prochains mois décidera de la capacité des États ouest-africains à faire face à ces menaces virales souvent éclipsées par d’autres crises.
La collaboration régionale, l’investissement dans la santé publique et la mobilisation sociale seront les piliers d’une riposte efficace.
