Parkinson – La recherche européenne en ébullition pour de nouveaux traitements
Une maladie en pleine explosion, un défi de santé publique majeur
La maladie de Parkinson touche aujourd’hui plus de 1,5 million de personnes en Europe et ce chiffre pourrait doubler d’ici 2040, selon l’OMS. Deuxième pathologie neurodégénérative après Alzheimer, elle bouleverse la vie des patients et de leurs familles, tout en posant un défi colossal aux systèmes de santé européens. Tremblements, rigidité musculaire, troubles de la marche, mais aussi anxiété, dépression et isolement : Parkinson est une maladie complexe, évolutive, dont les causes exactes restent encore mystérieuses.
Des avancées spectaculaires dans la compréhension de la maladie
Les dernières années ont vu une accélération des découvertes scientifiques. En 2025, plusieurs équipes européennes – notamment en France, Allemagne, Suède et Italie – ont identifié de nouveaux gènes impliqués dans la maladie et des mécanismes moléculaires inédits. L’accent est mis sur le rôle de l’alpha-synucléine, protéine qui s’accumule dans le cerveau des patients, et sur l’influence du microbiote intestinal, ouvrant la voie à des approches thérapeutiques inédites.
Vers des traitements personnalisés et des thérapies innovantes
Si la dopamine reste au cœur des traitements actuels, la recherche vise désormais à ralentir, voire stopper, la progression de la maladie. Des essais cliniques de phase avancée testent des anticorps monoclonaux, des molécules ciblant l’inflammation cérébrale ou encore des thérapies géniques. La stimulation cérébrale profonde, technique déjà éprouvée, est améliorée grâce à l’intelligence artificielle et à la miniaturisation des dispositifs.
En France, le CHU de Lille coordonne un projet européen de thérapie cellulaire : des cellules souches sont différenciées en neurones dopaminergiques, puis greffées chez des patients volontaires. Les premiers résultats, dévoilés en juin 2025, sont prometteurs : amélioration de la motricité, réduction des doses de médicaments, meilleure qualité de vie.

Une mobilisation européenne sans précédent
La Commission européenne a fait de la lutte contre Parkinson une priorité du programme Horizon Europe. Plus de 500 millions d’euros sont investis dans la recherche, la formation des soignants et l’accompagnement des patients. Des réseaux de centres d’excellence, des plateformes de données partagées et des cohortes de patients à grande échelle voient le jour, favorisant l’innovation et la coopération transfrontalière.
L’espoir d’un diagnostic plus précoce
L’un des grands défis reste le diagnostic précoce, souvent posé plusieurs années après l’apparition des premiers symptômes. Des équipes françaises et néerlandaises travaillent sur des biomarqueurs sanguins, des tests olfactifs et des applications mobiles capables de détecter les micro-changements dans la voix ou la gestuelle. L’objectif : intervenir plus tôt, personnaliser les traitements et retarder l’évolution de la maladie.
Des patients acteurs de la recherche et de la société
Les associations de patients, très actives en Europe, jouent un rôle clé : elles participent aux protocoles de recherche, sensibilisent le public et militent pour une meilleure prise en charge. En 2025, la Journée européenne de Parkinson a réuni plus de 100 000 personnes dans 12 pays, autour de conférences, de forums et d’événements sportifs.
Conclusion : une révolution en marche, mais des défis à relever
La recherche sur Parkinson vit une véritable révolution, portée par l’excellence européenne. Mais l’accès aux innovations, le soutien aux aidants et la lutte contre la stigmatisation restent des priorités. L’espoir d’un traitement curatif n’a jamais été aussi proche : l’Europe doit poursuivre ses efforts pour transformer cet espoir en réalité.
