Nantes : la dengue gagne du terrain, la ville mobilise une opération de démoustication d’urgence
Au cœur de l’été 2025, la métropole nantaise fait face à un défi sanitaire inédit : la confirmation d’un cas de dengue, une maladie virale transmise principalement par les moustiques tigres, dont la présence en France s’accroît depuis plusieurs années. L’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a lancé une opération massive de démoustication dans les quartiers concernés, notamment autour des Machines de l’île à Nantes, pour enrayer tout risque d’épidémie locale.
La dengue, un risque sanitaire émergent en Europe
Longtemps cantonnée aux zones tropicales, la dengue s’installe progressivement dans les régions tempérées, favorisée par le changement climatique, l’urbanisation rapide et la mobilité des populations. L’émergence d’un cas en zone urbaine française reflète cette tendance inquiétante et tire la sonnette d’alarme sur la nécessaire adaptation des systèmes de santé publique.
La maladie, bien que rarement mortelle, peut provoquer des symptômes graves et des complications, notamment lors de formes sévères. L’absence de vaccin universel efficace augmente la vulnérabilité des populations non immunisées.
La réponse sanitaire locale
L’ARS a réagi avec une intervention ciblée et rapide, pulvérisant des produits insecticides dans deux rues fréquentées par la personne contaminée durant sa période de virémie. Cette mesure vise à réduire la population de moustiques vecteurs et à prévenir la transmission.

Parallèlement, des campagnes de sensibilisation sont menées pour informer les habitants sur les gestes à adopter : élimination des eaux stagnantes, protection lors des sorties le soir, vigilance accrue.
Enjeux et perspectives
Cette opération souligne la complexité croissante des risques infectieux liés aux transformations environnementales. Elle illustre aussi la nécessité d’intégrer la gestion des vecteurs dans une politique sanitaire élargie, mobilisant à la fois les collectivités, les professionnels de santé et la population.
Les collectivités territoriales doivent renforcer la lutte antivectorielle, diversifier les moyens de contrôle, et préparer les infrastructures à faire face à des situations sanitaires exceptionnelles.
Une vigilance accrue
L’émergence de la dengue en France participe d’un mouvement global d’émergence ou de réémergence de maladies infectieuses, en lien étroit avec les perturbations climatiques et écologiques. La surveillance épidémiologique doit être intensifiée, avec une meilleure coordination entre laboratoires, médecins et autorités sanitaires.
Conclusion
Le cas de dengue à Nantes est une alerte majeure pour la France et l’Europe. S’adapter aux nouveaux risques sanitaires exige une mobilisation collective, des moyens accrus et une prise de conscience de la fragilité des équilibres épidémiologiques. La prévention et la rapidité d’action restent les meilleures réponses pour limiter les impacts.
