Maladies chroniques chez les jeunes Américains : l’administration Trump pointe la malbouffe, les vaccins et les pesticides
Aux États-Unis, la santé des jeunes est aujourd’hui au cœur d’une vive polémique. Un rapport publié par l’administration Trump suscite la controverse en attribuant la hausse des maladies chroniques chez les jeunes Américains à plusieurs facteurs, dont la malbouffe, les vaccins et les pesticides. Ce document, déjà critiqué par de nombreux professionnels de santé, avance que la « surmédicalisation » et la mauvaise alimentation seraient des « facteurs potentiels » de risque, remettant en cause certaines pratiques de santé publique et relançant le débat sur la prévention et la responsabilité collective1.
Le rapport souligne que l’obésité infantile, le diabète de type 2, les allergies et l’asthme sont en forte progression depuis deux décennies. Selon les auteurs, la consommation excessive de produits ultra-transformés, riches en sucres et en graisses saturées, serait l’un des moteurs principaux de cette épidémie silencieuse. Les fast-foods, omniprésents dans le paysage américain, sont pointés du doigt pour leur rôle dans la banalisation d’une alimentation déséquilibrée, dès le plus jeune âge.
Mais la controverse majeure provient de l’association faite par le rapport entre la vaccination et l’augmentation des maladies chroniques. Plusieurs passages suggèrent que certains vaccins pourraient, dans de rares cas, « contribuer à des déséquilibres immunitaires », une affirmation qui a immédiatement été rejetée par la majorité de la communauté médicale. Les experts rappellent que les vaccins sont l’un des outils les plus efficaces pour prévenir les maladies infectieuses et que les études scientifiques n’ont jamais établi de lien de causalité entre vaccination et maladies chroniques.

Les pesticides sont également incriminés. Le rapport évoque l’exposition régulière à des substances chimiques présentes dans l’alimentation et l’environnement comme un facteur aggravant pour la santé des enfants et des adolescents. Cette hypothèse rejoint les préoccupations croissantes autour de la qualité de l’air, de l’eau et de la nourriture, alors que de plus en plus de familles se tournent vers le bio et les circuits courts pour limiter les risques.
Face à ces accusations, les autorités sanitaires américaines appellent à la prudence et insistent sur la nécessité de s’appuyer sur des données scientifiques solides. De nombreux pédiatres et nutritionnistes estiment que la priorité doit rester la lutte contre la sédentarité, la promotion d’une alimentation équilibrée et l’accès aux soins pour tous. Ils dénoncent le risque de confusion pour les familles, déjà confrontées à une avalanche d’informations contradictoires.
L’administration Trump, de son côté, défend la publication de ce rapport comme un « signal d’alarme » destiné à encourager une réflexion nationale sur la santé des jeunes. Le débat est loin d’être clos, alors que les chiffres de l’obésité et des maladies chroniques continuent de grimper, et que la société américaine s’interroge sur ses modèles alimentaires, éducatifs et sanitaires.
