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Le chikungunya fait cinq morts de plus à La Réunion – L’île face à la persistance de l’épidémie

Le chikungunya fait cinq morts de plus à La Réunion – L’île face à la persistance de l’épidémie

 

Une épidémie qui persiste et inquiète

L’île de La Réunion est à nouveau confrontée à une flambée de cas de chikungunya, une maladie virale transmise par les moustiques du genre Aedes. Selon le dernier bilan publié par Santé publique France, cinq nouveaux décès sont à déplorer, portant à plus de 30 le nombre de victimes depuis le début de l’année. Si le nombre de consultations en ville et aux urgences diminue légèrement, la circulation du virus reste « importante » et l’inquiétude ne faiblit pas parmi la population et les autorités sanitaires.

Les caractéristiques du chikungunya et ses dangers

Le chikungunya est une maladie infectieuse d’origine tropicale, caractérisée par une fièvre brutale, des douleurs articulaires intenses, des maux de tête et parfois des éruptions cutanées. Si la majorité des patients guérissent en quelques jours, certains développent des formes graves, notamment les personnes âgées ou souffrant de comorbidités. À La Réunion, la persistance du virus est favorisée par le climat chaud et humide, propice à la prolifération des moustiques vecteurs. Les décès récents concernent principalement des personnes vulnérables, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue.

Les chiffres de l’épidémie à La Réunion

Depuis le début de l’année 2025, plusieurs milliers de cas ont été recensés sur l’île. Les autorités sanitaires notent une légère baisse des consultations, mais la circulation du virus reste active dans de nombreux quartiers, notamment à Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Pierre. Les zones urbaines, où la densité de population est forte et où les eaux stagnantes sont nombreuses, constituent des foyers de transmission privilégiés. Les campagnes de démoustication et de sensibilisation se poursuivent, mais peinent à enrayer totalement la propagation.

L’action des autorités sanitaires et des collectivités

Face à cette situation, la préfecture de La Réunion a renforcé les mesures de lutte contre les moustiques : pulvérisations d’insecticides, destruction des gîtes larvaires, campagnes d’information auprès du public. Les collectivités locales sont mobilisées pour nettoyer les espaces publics, encourager les habitants à éliminer les eaux stagnantes et distribuer des répulsifs. Les établissements de santé sont en alerte, prêts à accueillir les cas graves et à assurer la prise en charge des patients les plus fragiles.

Les défis de la prévention et de la communication

L’un des principaux défis reste la mobilisation de la population. Si la plupart des Réunionnais connaissent les gestes de prévention, la lassitude gagne face à une épidémie qui s’installe dans la durée. Les autorités insistent sur l’importance de la vigilance individuelle : porter des vêtements longs, utiliser des répulsifs, installer des moustiquaires et éliminer les eaux stagnantes autour des habitations. La communication doit être adaptée, répétée et ciblée, notamment auprès des jeunes et des populations précaires, souvent les plus exposées.

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Le chikungunya, un enjeu de santé publique pour l’Outre-mer

L’épidémie de chikungunya à La Réunion rappelle la vulnérabilité des territoires d’Outre-mer face aux maladies vectorielles. Le changement climatique, l’urbanisation rapide et la mondialisation des échanges favorisent l’émergence et la diffusion de nouveaux virus. Les autorités sanitaires nationales et locales doivent anticiper ces risques, renforcer la surveillance épidémiologique et investir dans la recherche sur les vaccins et les traitements. La coopération régionale, notamment avec Madagascar, Maurice et les Comores, est essentielle pour prévenir la réintroduction du virus et coordonner les réponses.

Témoignages et mobilisation citoyenne

De nombreux Réunionnais témoignent de leur inquiétude et de leur fatigue face à une maladie qui bouleverse le quotidien. « On vit avec la peur d’être piqué, surtout pour les enfants et les personnes âgées », confie une habitante de Saint-Paul. Les associations locales se mobilisent pour accompagner les familles, distribuer des kits de prévention et organiser des opérations de nettoyage. La solidarité s’organise, mais la lassitude est palpable face à une épidémie qui semble sans fin.

Perspectives : vers une sortie de crise ?

Les experts estiment que la sortie de crise dépendra de la capacité à réduire durablement la population de moustiques et à maintenir un haut niveau de vigilance. La recherche sur un vaccin avance, mais aucun produit n’est encore disponible à grande échelle. En attendant, la prévention reste la meilleure arme contre le chikungunya. Les autorités appellent à la responsabilité de chacun et à la poursuite des efforts collectifs pour protéger les plus vulnérables.

Conclusion : une épreuve collective pour La Réunion

Le chikungunya continue de frapper durement La Réunion, rappelant que la lutte contre les maladies vectorielles est un enjeu de santé publique majeur. Face à la persistance de l’épidémie, la mobilisation de tous – pouvoirs publics, professionnels de santé, associations et citoyens – est indispensable pour endiguer la propagation du virus et protéger les plus fragiles. La vigilance et la solidarité restent les maîtres mots pour surmonter cette épreuve.

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