Mali et Burkina Faso : des djihadistes affiliés à al-Qaida publient une vidéo montrant des soldats pris en otage
Dans une nouvelle escalade inquiétante sur le front du Sahel, une organisation djihadiste affiliée à al-Qaida a diffusé mardi 23 septembre 2025 une vidéo montrant des soldats maliens et burkinabès détenus en otage. La séquence, publiée sur des plateformes cryptées utilisées par ces groupes, suscite une vive réaction internationale et renforce les inquiétudes sur la sécurité de cette région instable depuis plusieurs années.
Selon les services de renseignement locaux et internationaux, environ une soixantaine de militaires serait retenue par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), la branche djihadiste d'al-Qaida opère activement à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. La vidéo présente plusieurs captifs dans des conditions difficiles, suscitant l'émotion au sein des populations et des gouvernements concernés.
Cette prise d'otages intervient dans un contexte de lutte acharnée contre les groupes armés terroristes au Sahel, où la présence étatique reste fragile et où les forces locales peinent à contenir la montée de la violence. Les autorités maliennes et burkinabè ont condamné fermement l'acte, appelant à une mobilisation régionale et internationale pour faire libérer les soldats et lutter contre le terrorisme.

Les réactions à l'extérieur ne se sont pas fait attendre : l'Union africaine, les Nations unies et plusieurs pays partenaires ont déclaré cet acte comme une violation grave des règles humanitaires et ont appelé à des efforts accumulés pour garantir la sécurité des forces armées engagées dans cette région stratégique. La France, qui maintient une présence militaire limitée dans la région, a réaffirmé son soutien aux pays sahéliens et son engagement dans la lutte contre le terrorisme.
Par ailleurs, cette vidéo soulève une nouvelle fois la question des stratégies de négociation avec ces groupes armés, que certains experts jugent inefficaces voire contre-productives lorsqu'ils sont menés sans coordination internationale. Le Sahel continue de représenter une zone prioritaire de tension géopolitique, avec des ramifications complexes entre affrontements armés, instabilité politique et défis socio-économiques.
Les populations civiles sont les premières victimes de cette spirale de violence, avec des déplacements massifs, des violations des droits humains et un accès limité aux services essentiels. Cette prise d'otages dramatique illustre la fragilité persistante de la paix dans une région où la communauté internationale est appelée à redoubler d'efforts pour un retour à la stabilité.
