Paris serre la vis : Pourquoi la Ville veut récupérer 10 000 appartements d'ici 2027
La bataille du mètre carré habitable
C'est la décision radicale de ce 23 janvier 2026 : le Conseil de Paris vote une extension de la zone d'interdiction totale de création de nouveaux meublés de tourisme de type Airbnb. Désormais, 80 % de la capitale est sanctuarisée pour le logement résidentiel permanent. Pour la municipalité, l'heure n'est plus à la conciliation mais à la survie des classes moyennes et des étudiants dans la ville intra-muros.
La traque numérique des fraudeurs
Pour faire appliquer cette règle, la Ville s'est dotée d'une "Brigade du Logement" équipée d'outils de data-mining croisant les données de consommation électrique, les registres fiscaux et les annonces en ligne. En 2025, plus de 3 000 amendes records ont été distribuées. Mais les propriétaires résistent. Beaucoup tentent de contourner la loi via des baux de "mobilité" détournés. OMONDO a enquêté sur ces réseaux de conciergeries clandestines qui gèrent des parcs immobiliers entiers sous des prête-noms.

Vers un effondrement du marché locatif de courte durée ?
Les conséquences économiques sont déjà visibles. Les investisseurs immobiliers, qui misaient sur des rendements à 8 %, délaissent Paris pour la petite couronne. Les hôteliers parisiens, eux, retrouvent le sourire, mais le secteur du tourisme s'inquiète d'une baisse de l'offre pour les familles. Pourtant, pour les associations de locataires, c'est une bouffée d'oxygène. « On commence enfin à voir des annonces de baux classiques revenir dans le 4e et le 11e arrondissement », se réjouit un porte-parole. En 2026, Paris fait un choix politique clair : la fonction première de la ville est d'être habitée, pas seulement visitée.
