Le Retour de la Relique Barbare : Pourquoi les Banques Centrales Accumulent des Réserves d'Or Record en 2026
Face à l'instabilité numérique et géopolitique, l'or redevient l'ancre de l'économie mondiale.
C’est un paradoxe que les universitaires analysent de près : en pleine ère de dématérialisation, le métal jaune n'a jamais été aussi prisé. En janvier 2026, les réserves d'or des banques centrales mondiales ont atteint leur plus haut niveau depuis quarante ans. Pourquoi ce retour vers un actif physique millénaire alors que les actifs numériques dominent ?
L'or comme assurance contre la "militarisation" de la finance
Depuis que les avoirs russes ont été gelés et que les sanctions financières sont devenues une arme de guerre courante, les puissances émergentes (Chine, Inde, Turquie, Brésil) cherchent à "dés-occidentaliser" leurs réserves. L'or est le seul actif qui n'a pas de risque de contrepartie : il ne dépend de la signature d'aucun gouvernement. Pour les gestionnaires de fonds, c'est l'ultime rempart contre une possible fragmentation du système de paiement mondial.

Inflation persistante et dévaluation monétaire
Malgré les politiques de taux des banques centrales, l'inflation structurelle — liée à la transition énergétique et au coût des matières premières — reste élevée. L'or agit comme un stabilisateur de valeur. En 2026, dans un monde où la confiance dans les monnaies fiduciaires s'érode, l'or n'est plus considéré comme un actif spéculatif, mais comme la seule monnaie réelle sur le long terme. C’est le signal d’une méfiance généralisée envers l’ordre financier établi.
