Liban-Sud : Le cessez-le-feu vole en éclats sous les frappes israéliennes
Le calme précaire qui régnait sur la "Ligne Bleue" a été rompu ce matin. Tsahal a mené une série de frappes ciblées dans le sud du Liban, affirmant répondre à des "violations caractérisées" du cessez-le-feu par des éléments armés. Beyrouth dénonce une agression injustifiée visant des infrastructures civiles, tandis que la communauté internationale appelle à la retenue.
Une zone tampon sous haute tension
Israël justifie ses interventions par la détection de tunnels et de caches d'armes à proximité immédiate de sa frontière nord. "Nous ne permettrons pas le réarmement à nos portes", a déclaré le porte-parole du gouvernement israélien. Côté libanais, l'économie déjà exsangue ne pourrait supporter un nouveau conflit de haute intensité. La FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban) se retrouve une nouvelle fois impuissante, prise entre deux feux, alors que les patrouilles sont limitées par les risques de tirs croisés.

Risque d'embrasement régional
Le danger d'une extension du conflit à l'ensemble du pays, voire à la région, est réel. Les chancelleries occidentales multiplient les appels téléphoniques pour éviter que le Hezbollah ne réplique massivement, ce qui déclencherait une riposte israélienne sur Beyrouth. La diplomatie française tente une médiation de la dernière chance pour restaurer les termes de l'accord de décembre 2025.
