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Crise climatique et capitalisme : Faut-il tout repenser ou changer d’élites ?

Crise climatique et capitalisme : Faut-il tout repenser ou changer d’élites ?

Introduction

La crise climatique n’est plus une perspective lointaine ; elle bouscule en profondeur les rapports de force économiques et politiques au XXIe siècle. L’impuissance (ou l’inaction) des élites face à l’accélération du dérèglement climatique alimente l’idée qu’il faut restructurer le système économique, voire changer les élites qui le pilotent. Faut-il repenser de fond en comble la gouvernance globale pour éviter une catastrophe planétaire ?

Capitalisme et crise climatique : un lien structurel

  • Concentration des responsabilités : 10% des plus riches contrôlent l’essentiel de la production carbonée et possèdent 84% des actions des grandes entreprises, selon plusieurs analyses récentes. Ce petit groupe tire profit d’une organisation industrielle et financière qui maximise l’usage des ressources fossiles et agro-industrielles, contribuant ainsi de façon exponentielle à la crise écologique.
  • Effet structurel du système économique : L’organisation du capitalisme mondial favorise encore la maximisation du profit immédiat, au détriment de l’intérêt environnemental à long terme. Les politiques de transition sont souvent inefficaces ou contournées, ralentissant la décarbonation massive pourtant annoncée par les grandes puissances.

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Les faiblesses des élites face à la transition écologique

  • Manque de volonté politique réelle : Trop d’initiatives restent au stade de l’annonce, captées par une élite dirigeante trop liée aux intérêts économiques anciens. Le phénomène de « greenwashing » masque la superficialité des transformations engagées.
  • Montée de l’indifférence climatique : Les crises géopolitiques (guerre en Ukraine, tensions sino-américaines) relèguent souvent l’action climatique au second plan. La solidarité internationale s’effrite, chacun privilégiant la sécurité et la souveraineté nationales.

Les alternatives : faut-il tout repenser ?

  • Une réorganisation totale du capitalisme ? Certains économistes appellent à une « démarchandisation » : sortir les biens collectifs (énergie, logement, transports publics) de la logique de profit privé, et promouvoir de nouveaux modèles de propriété ou de gestion publique.
  • Nouveaux leaderships pour la planète : Les réponses à la crise climatique passent par l’émergence de coalitions internationales, de mouvements de masse, ou de nouvelles générations d’élites plus sensibles aux enjeux planétaires que leurs prédécesseurs.
  • Renouer le contrat social autour du climat : Pour rallier l’opinion, les programmes de transition doivent garantir le progrès social et l’équité, condition essentielle pour mobiliser largement et éviter le rejet des politiques environnementales perçues comme injustes.

Conclusion

La crise climatique agit en accélérateur des failles du capitalisme et de la gouvernance mondiale. L’urgence n’est pas seulement technique ou économique : elle est politique, sociale et morale. Ce sont effectivement les élites qu’il va falloir transformer, ou auquel cas, changer de logiciel pour inventer un avenir viable et juste.

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