La Révolution de l’Assiette : L’Europe déclare la guerre aux aliments ultra-transformés
Longtemps ignoré au profit du simple décompte calorique, le concept de "transformation" devient le pivot des politiques de santé en Europe. En ce début d'année 2026, les rapports de l'INRAE et de l'Inserm confirment le lien corrélationnel entre la consommation massive de produits ultra-transformés (AUT) et l'explosion des maladies chroniques sur le continent.
Le clivage Nord-Sud de la gastronomie
L'Europe affiche une fracture nette : alors que l'Allemagne et la Belgique voient près de 45 % de leur apport calorique provenir de l'industrie, la France et l'Italie résistent grâce à une culture culinaire qui privilégie encore les produits bruts. Cependant, cette résistance s'effrite sous la pression du gain de temps et de l'inflation alimentaire. Le défi pour 2026 est de rendre le "manger sain" aussi accessible et rapide que le "grab-and-go" industriel.

Vers une fiscalité comportementale
Le débat se déplace désormais sur le terrain fiscal. Après la taxe sucre, l'Europe envisage des malus sur les additifs et les procédés de transformation thermique excessifs. Pour OMONDO, il s'agit d'une réflexion sur notre rapport au vivant : transformer la nourriture au-delà du reconnaissable n'est pas seulement un risque sanitaire, c'est un appauvrissement culturel de l'acte nourricier.
