Monaco s’incline face à Fenerbahçe en finale – La Roca Team, si près, si loin du sacre européen
Introduction
La finale de l’Euroligue 2025, disputée ce dimanche à Abu Dhabi, a vu la Roca Team de Monaco s’incliner face à Fenerbahçe (82-77) au terme d’un match haletant. Pour le club princier, cette défaite, malgré un parcours exceptionnel, laisse un goût d’inachevé. Mais elle confirme aussi l’émergence de Monaco comme nouvelle place forte du basket européen, capable de rivaliser avec les géants historiques du continent. Analyse d’une finale spectaculaire, de ses enseignements et des perspectives pour le basket français.
Le match : suspense, intensité et regrets
Dès l’entame, les deux équipes se sont livrées à un bras de fer tactique et physique.
Monaco, porté par Mike James et Elie Okobo, a longtemps fait la course en tête, grâce à une défense agressive et une adresse extérieure remarquable.
Fenerbahçe, emmené par Scottie Wilbekin et Nigel Hayes-Davis, a su revenir dans le dernier quart-temps, profitant des erreurs monégasques et de la profondeur de son banc.
Le money time : À trois minutes du terme, Monaco menait encore de six points, avant de céder sous la pression turque et de voir s’envoler ses espoirs de premier titre continental.
Une défaite cruelle, mais une confirmation au plus haut niveau
La Roca Team, outsider devenu favori : En quelques saisons, Monaco est passé du statut de promu à celui de prétendant sérieux au titre suprême, grâce à un recrutement ambitieux et à une gestion exemplaire.
Un collectif soudé : Le coach Sasa Obradovic a su fédérer des individualités fortes autour d’un projet de jeu exigeant, fondé sur la défense, la polyvalence et l’intelligence tactique.
Des regrets : Les pertes de balle dans le money time, la maladresse aux lancers-francs et la gestion des fautes ont coûté cher à Monaco, qui devra apprendre de cette expérience.

Fenerbahçe, la force de l’expérience
Un palmarès étoffé : Le club stambouliote décroche son deuxième titre d’Euroligue, confirmant la domination turque sur le basket continental.
Un effectif profond et équilibré : Wilbekin, Hayes-Davis, Motley, Guduric… Fenerbahçe a pu compter sur un banc décisif et une gestion parfaite des temps faibles.
La culture de la gagne : Le coach Dimitris Itoudis, déjà sacré avec le CSKA Moscou, a su transmettre à ses joueurs la sérénité et la confiance nécessaires pour renverser la vapeur.
Le basket français à l’heure européenne
Monaco, locomotive du basket hexagonal : Après l’ASVEL, la Roca Team confirme que la France peut rivaliser avec les meilleures équipes européennes, sur le plan sportif comme économique.
Un modèle inspirant : Stabilité, recrutement intelligent, formation – Monaco montre la voie à suivre pour les clubs français désireux de briller sur la scène internationale.
L’engouement populaire : Plus de 40 000 supporters ont accueilli les joueurs à Bordeaux, preuve que le basket français suscite désormais un véritable enthousiasme populaire.
Perspectives : rebondir et viser plus haut
Apprendre de l’échec : Cette défaite doit servir de moteur pour revenir plus fort la saison prochaine, en consolidant le collectif et en gérant mieux les moments clés.
Conserver ses cadres : La capacité de Monaco à retenir ses stars et à attirer de nouveaux talents sera déterminante pour rester au sommet.
Le rêve européen reste intact : La Roca Team a prouvé qu’elle avait sa place parmi l’élite. Le rendez-vous est déjà pris pour 2026.
Conclusion
La défaite de Monaco en finale de l’Euroligue est cruelle, mais elle n’enlève rien à la formidable aventure d’un club qui a su hisser le basket français au plus haut niveau. Entre regrets et fierté, la Roca Team incarne l’audace, la passion et l’ambition d’un sport en pleine renaissance. Le futur s’annonce prometteur, pour Monaco comme pour tout le basket hexagonal.
