Royaume-Uni : un étudiant chinois condamné à perpétuité pour avoir drogué et violé dix femmes – le scandale qui secoue l’élite universitaire
Un verdict exceptionnel dans une affaire hors norme
Un tribunal britannique a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité un étudiant chinois de 26 ans, doctorant à la prestigieuse University College London (UCL), reconnu coupable d’avoir drogué, violé et filmé au moins dix femmes entre 2021 et 2023. Ce verdict, prononcé à Londres, a provoqué une onde de choc dans le monde universitaire et au-delà, soulevant des questions sur la sécurité des étudiantes, la responsabilité des institutions et la capacité de la justice à faire face à des crimes d’une telle ampleur1.
Le mode opératoire : manipulation, drogue et technologie
L’enquête a révélé que l’accusé ciblait principalement des étudiantes étrangères, qu’il abordait sur les campus ou via des applications de rencontre. Il leur administrait à leur insu des substances chimiques – principalement du GHB et des benzodiazépines – avant de les agresser sexuellement. Utilisant des caméras cachées et des dispositifs portatifs, il filmait ses crimes, conservant les images et parfois les effets personnels de ses victimes comme « souvenirs » macabres1. La police a retrouvé chez lui des centaines d’heures d’enregistrements, preuve d’une préméditation et d’une organisation glaçantes.
Un procès très médiatisé et des victimes brisées
Le procès, très suivi par la presse britannique et internationale, a donné la parole à plusieurs victimes, dont certaines n’avaient pas conscience d’avoir été droguées et agressées avant d’être contactées par la police. Les témoignages ont mis en lumière l’ampleur du traumatisme subi : perte de confiance, dépression, isolement, peur de sortir… Les juges ont souligné la gravité des faits, la dangerosité du prévenu et la nécessité d’une peine exemplaire pour protéger la société.

L’université sous le feu des critiques
L’affaire a aussi mis en cause la responsabilité de l’UCL et, plus largement, des institutions universitaires britanniques. Plusieurs associations étudiantes reprochent à l’université de n’avoir pas réagi assez vite aux premiers signalements, et de ne pas avoir mis en place des dispositifs de prévention et d’accompagnement suffisants. Le scandale a relancé le débat sur la sécurité des campus, la formation du personnel et l’accueil des étudiants internationaux, souvent plus vulnérables.
Les enjeux juridiques et sociétaux
Ce dossier met en lumière la difficulté de détecter et de poursuivre les crimes de soumission chimique, qui laissent peu de traces et sont souvent tus par les victimes. Les experts appellent à renforcer la législation, à faciliter le dépôt de plainte et à développer des campagnes de sensibilisation sur les risques liés aux drogues du viol. Ils insistent aussi sur la nécessité d’un accompagnement psychologique de long terme pour les victimes.
Réactions internationales et diplomatiques
La condamnation de l’étudiant a suscité des réactions jusqu’en Chine, où les autorités ont exprimé leur « consternation » et appelé à la coopération judiciaire. Le ministère chinois de l’Éducation a rappelé ses étudiants à la « discipline » et à la « responsabilité », tandis que plusieurs médias officiels ont dénoncé la « stigmatisation » des étudiants chinois à l’étranger. Au Royaume-Uni, le gouvernement s’est engagé à renforcer la sécurité sur les campus et à soutenir les victimes de violences sexuelles.
Conclusion
Ce scandale, qui mêle soumission chimique, violence sexuelle et usage de la technologie, est un signal d’alarme pour l’ensemble du monde universitaire. Il rappelle que la lutte contre les violences faites aux femmes doit être une priorité, et que la prévention, la vigilance et la solidarité sont les meilleures armes contre ces crimes insidieux.
